Frise chronologique
XIIIe siècle
Origine de la croix métallique
Origine de la croix métallique
XIIIe siècle (≈ 1350)
Croix sommital datant possiblement de cette période.
XVe siècle
Construction du fanal
Construction du fanal
XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction de la lanterne.
7 décembre 1914
Classement monument historique
Classement monument historique
7 décembre 1914 (≈ 1914)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fanal Funéraire : classement par arrêté du 7 décembre 1914
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le fanal funéraire de Saint-Goussaud, aussi appelé lanterne des morts, est un édifice en granite local érigé au XVe siècle. Il se présente sous la forme d'une tour carrée de 5,5 mètres de hauteur, coiffée d'un pavillon ajouré et d'une pyramide, elle-même surmontée d'une croix en métal. La face ouest comporte une table d'autel et une ouverture permettant d'allumer ou d'éteindre la lampe intérieure. À l'origine, ce monument se trouvait dans l'ancien cimetière attenant à l'église du village.
La croix qui couronne le fanal pourrait dater du XIIIe siècle, antérieurement à la construction de la lanterne elle-même. L'ensemble a été déplacé après la désaffectation du cimetière. Classé monument historique par arrêté du 7 décembre 1914, il appartient aujourd'hui à la commune de Saint-Goussaud. Son architecture typique des lanternes des morts en fait un témoignage rare des pratiques funéraires médiévales en Limousin.
Construite en granit extrait localement, cette lanterne illustre une tradition architecturale liée à la commémoration des défunts. Les ouvertures du pavillon permettaient à la lumière de la lampe de briller la nuit, symbolisant une présence spirituelle ou guidant les âmes. Bien que son usage exact reste débattu (feu perpétuel, signalisation, ou rituel), son implantation initiale dans le cimetière souligne son rôle dans les croyances et les rites funéraires de l'époque.