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Phare de Goulphar à Bangor dans le Morbihan

Patrimoine classé
Patrimoine maritime
Phare classé MH
Morbihan

Phare de Goulphar

    Phare du Goulphar
    56360 Bangor
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
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Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
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Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
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Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Phare de Goulphar
Crédit photo : Remi Jouan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1826–1835
Construction du phare
janvier 1836
Mise en service
1882
Installation de la corne de brume
1953
Modernisation du système optique
12 juin 1995
Inscription aux monuments historiques
23 mai 2011
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le Grand phare, avec la parcelle et les bâtiments situés sur celle-ci (cad. YB 32) : inscription par arrêté du 12 juin 1995 - Le grand phare, à savoir le phare lui-même en totalité, les murs, grilles et terrain d'assiette et son enclos, le bâtiment de l'ancienne sirène de brume (cad. YB 32, 185) : classement par arrêté du 23 mai 2011

Personnages clés

Augustin Fresnel - Ingénieur et physicien Concepteur du phare et de sa lentille.
Léonor Fresnel - Auteur d’un mémoire technique Document sur la stabilité du phare (1831).
Alexandre Potel - Auteur d’une notice technique Description de la construction (1835).

Origine et histoire

Le phare de Goulphar, aussi appelé grand phare de Kervilahouen, est situé sur la commune de Bangor, à Belle-Île-en-Mer (Morbihan, Bretagne). Construit entre 1826 et 1835 sur les plans d’Augustin Fresnel, il remplace les ruines du 1er Fortin Fouquet. Mis en service en janvier 1836, ce phare d’atterrissage en granite culmine à 52,25 mètres (92 mètres au-dessus de la mer) et abrite une lentille de Fresnel d’une portée de 50 km, l’une des plus puissantes de Bretagne. Son système optique, initialement actionné par un contrepoids remonté manuellement, fut modernisé en 1953 par un moteur et une cuve à mercure.

En 1882, une corne de brume reliée au phare par un tuyau d’air comprimé fut installée près de l’anse de Goulphar. Le site, incluant le phare, ses bâtiments techniques et la sirène, fut inscrit aux monuments historiques en 1995, puis classé en 2011. Électrifié en 1992 et automatisé en 2000, le phare abrite aujourd’hui un centre de télécontrôle pour les phares du Morbihan et une station GPS différentiel. Son exposition permanente retrace l’histoire des phares, du service public des balises et des aides à la navigation.

Ouvert au public, le phare propose une ascension de 247 marches menant à un balcon panoramique à 43 mètres de hauteur. La salle des machines, toujours active, abrite les moteurs et systèmes électriques actuels. Bien que la lentille et la salle de veille (contenant du mercure) soient inaccessibles, cinq salles muséographiques au rez-de-chaussée présentent l’évolution technique et historique du site. Le phare reste un symbole majeur du patrimoine maritime breton, alliant innovation du XIXe siècle et technologies modernes.

Les plans originaux, conservés aux Archives nationales, datent de 1831 à 1900 et témoignent de l’ingénierie pionnière de Fresnel. Le mécanisme du phare fut d’ailleurs exposé à l’Exposition universelle de 1855 à Paris. Aujourd’hui, le site combine préservation patrimoniale et fonction opérationnelle, illustrant l’adaptation des phares aux besoins contemporains de navigation.

Liens externes