Frise chronologique
2 juin 1832
Construction de la ferme
Construction de la ferme
2 juin 1832 (≈ 1832)
Édifiée pour François M Million
vers 1900
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
vers 1900 (≈ 1900)
Achat par Monsieur Martinelli
2002
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune
2002 (≈ 2002)
Devenue propriété publique
13 septembre 2004
Classement monument historique
Classement monument historique
13 septembre 2004 (≈ 2004)
Inscrite à l’inventaire supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La ferme, en totalité, et son grenier (façades et toiture) (cad. B 503) : inscription par arrêté du 13 septembre 2004
Personnages clés
| François M Million - Premier propriétaire |
Commanditaire de la construction en 1832 |
| Monsieur Martinelli - Propriétaire vers 1900 |
Abandon de l’activité agricole |
Origine et histoire
La Ferme à Isidore est une exploitation agricole édifiée le 2 juin 1832 pour François M Million, comme en témoignent les inscriptions sur les contrefiches de la façade. Située dans le hameau de Basseville, près du chef-lieu de Combloux, elle se distingue par son toit à faible pente et ses galeries intérieures caractéristiques. La construction mêle moellons de pierre, enduit et bois, avec un grenier surélevé sur deux niveaux, entouré de galeries sur trois faces.
Vers 1900, la ferme est acquise par Monsieur Martinelli, marquant l’abandon progressif de son activité agricole. Son architecture reflète les techniques locales du XIXe siècle, avec un pignon est et une charpente en bois. Le hameau, initialement isolé, a été intégré au bourg de Combloux au XXe siècle avec le développement touristique, juxtaposant désormais des bâtiments de villégiature et des constructions modernes.
La ferme, propriété de la commune depuis 2002, a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 13 septembre 2004. Son état de conservation et son authenticité en font un témoignage rare du patrimoine rural savoyard, contrastant avec les fermes voisines partiellement transformées par l’urbanisation touristique.
Les inscriptions originales, la structure en pierre et bois, ainsi que la disposition des galeries illustrent les pratiques constructives et sociales de l’époque. La ferme incarne la transition entre un mode de vie agricole traditionnel et l’émergence d’une économie tournée vers le tourisme alpin, typique de la Haute-Savoie.