Première campagne de construction vers 1488 (≈ 1488)
Logis sud-est daté par dendrochronologie.
1509–1510
Seconde campagne médiévale
Seconde campagne médiévale 1509–1510 (≈ 1510)
Extension du logis existant.
avant 1550
Habitat central antérieur
Habitat central antérieur avant 1550 (≈ 1550)
Partie nord-ouest du site actuel.
fin XVIIe siècle
Premières mentions écrites
Premières mentions écrites fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Lieu-dit Pissebas attesté.
1824
Cadastre napoléonien
Cadastre napoléonien 1824 (≈ 1824)
Emprise des logis figée.
après 1824
Reconstruction du logis nord-ouest
Reconstruction du logis nord-ouest après 1824 (≈ 1824)
Remplacement du bâti médiéval.
vers 1830
Construction des granges-étables
Construction des granges-étables vers 1830 (≈ 1830)
Modèle uniforme en moellons.
20 mars 2023
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 mars 2023 (≈ 2023)
Protection de l’ensemble du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis, les quatre granges-étables, le fournil, la loge à cochons, le poulailler-garlotte, les ruines du bâtiment rectangulaire, les murets en pierres sèches, les emprises de l’aire à battre, du potager, du réservoir d’eau et du cloup, en totalité - tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté – de la ferme située au lieu-dit Pissebas, sur les parcelles 58 à 61, 65 à 68, 70 et 695, section H : inscription par arrêté du 20 mars 2023
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
La ferme au lieu-dit Pissebas, classée Monument Historique en 2023, se compose d’un logis double et de quatre granges-étables réparties autour d’un chemin d’accès. Le logis nord-ouest, reconstruit au XIXe siècle, succède à un habitat du XVe–XVIe siècle, tandis que le logis sud-est conserve des vestiges de la fin du Moyen Âge, datés par dendrochronologie vers 1488 et 1509–1510. Les maçonneries en moellons calcaires, les toits en lauzes ou tuiles plates, et les éléments comme le pigeonnier, le fournil ou la gariotte circulaire illustrent une architecture rurale traditionnelle.
Les granges-étables, bâties vers 1830, suivent un modèle uniforme : rez-de-chaussée en moellons avec comble à surcroît, couvert de tuiles plates, abritant étables et fenils accessibles par rampe. Le site inclut aussi des aménagements agricoles comme une aire à battre taillée dans le rocher, un potager clos, et un réservoir d’eau alimenté par les eaux pluviales. Un cloup (dépession circulaire ceinte de pierres) témoigne des pratiques culturales anciennes, protégé des nuisibles par des amas de pierres (cayrous).
Les premières mentions écrites de Pissebas remontent à la fin du XVIIe siècle, mais les analyses dendrochronologiques révèlent une occupation bien antérieure, avec un habitat central datant d’avant le milieu du XVIe siècle. Le cadastre de 1824 confirme l’emprise stable des logis depuis cette époque. L’ensemble, préservé dans son organisation d’origine, reflète l’évolution des techniques constructives et des usages agricoles du Moyen Âge à l’époque moderne.
Les éléments protégés incluent, outre les bâtiments, des murets en pierre sèche, des parcelles délimitées, et des vestiges comme les ruines d’un bâtiment rectangulaire ou la loge à cochons. Ces aménagements soulignent l’adaptation du site aux contraintes du milieu karstique local, où la pierre calcaire, omniprésente, sert à la fois de matériau de construction et d’outil d’organisation de l’espace (enclos, réserves d’eau).