Frise chronologique
XIIe-XIIIe siècles
Premières traces humaines
Premières traces humaines
XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Découverte archéologique en prairie de Clastre.
1542
Testament d'Antoine Surrel
Testament d'Antoine Surrel
1542 (≈ 1542)
Mention de *« la maison et claustre »*.
1571-1573
Construction du bâti actuel
Construction du bâti actuel
1571-1573 (≈ 1572)
Datation par dendrochronologie.
1697
Bail signé par Soleilhac
Bail signé par Soleilhac
1697 (≈ 1697)
Fermier du Clastre loue Bachasson.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Achat par Jean-Pierre Arnaud.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ferme dite Ferme de Clastres (cad. A 391) : classement par arrêté du 30 mai 1984
Personnages clés
| Antoine Surrel - Prêtre de la Moline |
Mentionne Clastre dans son testament (1542). |
| Jean-Antoine Soleilhac - Granger (fermier) de l’abbé |
Gère la métairie en 1695-1697. |
| Jean-Pierre Arnaud - Acquéreur en 1791 |
Acheteur du domaine comme bien national. |
| La Gérenton - Femme vivant de charité |
Habitante de Clastre au XVIIe siècle. |
Origine et histoire
La ferme de Clastres, située au cœur du village de Sainte-Eulalie en Ardèche, était à l’origine un prieuré rural dépendant de l’abbaye de Saint-Chaffre du Monastier. Une clastre désignait un lieu clos géré par des moines, et ce site en était un exemple parmi d’autres en Vivarais, comme à Montpezat ou aux Sagnes. Bien que le bâtiment médiéval ait disparu, des fouilles récentes attestent d’une occupation humaine dès les XIIe-XIIIe siècles sur ce terrain.
En 1542, le testament d’Antoine Surrel, prêtre de la Moline, mentionne déjà « la maison et claustre de Sainte-Eulalie ». Au XVIIe siècle, des archives révèlent que le domaine, alors appelé métairie de la Clastre, abritait un fermier (ou granger) au service de l’abbé, ainsi qu’une femme vivant de charité, la Gérenton. En 1697, Jean-Antoine Soleilhac, fermier du Clastre, signe un bail pour un autre domaine local, illustrant l’activité agricole du site.
La Révolution transforme le prieuré en bien national : vendu en 1791 pour 9 200 livres à Jean-Pierre Arnaud, il est décrit comme « une maison couverte à genêt ». Le bâti actuel date majoritairement de 1571-1573, avec des remaniements en 1738-1740 (charpente) et un agrandissement en 1862 pour créer deux logis. Classée monument historique en 1984, la ferme appartient aujourd’hui à l’association Liger, qui y a aménagé un jardin ethnobotanique dédié aux plantes médicinales locales.
Des analyses dendrochronologiques ont confirmé les phases de construction, tandis que des archives notariales (1542, 1675, 1695) éclairent son histoire sociale. Le site, en cours de restauration, conserve une charpente et un toit de genêt caractéristiques, tout en jouant un rôle culturel et pédagogique grâce à son hort et ses activités associatives.