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Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie en Ardèche

Patrimoine classé Patrimoine rural Ferme

Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie

    Les Reynardeyres
    07510 Sainte-Eulalie
Propriété d'une association
Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie
Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie
Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie
Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie
Ferme de Clastres à Sainte-Eulalie
Crédit photo : Pmb83 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe-XIIIe siècles
Premières traces humaines
1542
Testament d'Antoine Surrel
1571-1573
Construction du bâti actuel
1697
Bail signé par Soleilhac
1791
Vente comme bien national
1984
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ferme dite Ferme de Clastres (cad. A 391) : classement par arrêté du 30 mai 1984

Personnages clés

Antoine Surrel - Prêtre de la Moline Mentionne Clastre dans son testament (1542).
Jean-Antoine Soleilhac - Granger (fermier) de l’abbé Gère la métairie en 1695-1697.
Jean-Pierre Arnaud - Acquéreur en 1791 Acheteur du domaine comme bien national.
La Gérenton - Femme vivant de charité Habitante de Clastre au XVIIe siècle.

Origine et histoire

La ferme de Clastres, située au cœur du village de Sainte-Eulalie en Ardèche, était à l’origine un prieuré rural dépendant de l’abbaye de Saint-Chaffre du Monastier. Une clastre désignait un lieu clos géré par des moines, et ce site en était un exemple parmi d’autres en Vivarais, comme à Montpezat ou aux Sagnes. Bien que le bâtiment médiéval ait disparu, des fouilles récentes attestent d’une occupation humaine dès les XIIe-XIIIe siècles sur ce terrain.

En 1542, le testament d’Antoine Surrel, prêtre de la Moline, mentionne déjà « la maison et claustre de Sainte-Eulalie ». Au XVIIe siècle, des archives révèlent que le domaine, alors appelé métairie de la Clastre, abritait un fermier (ou granger) au service de l’abbé, ainsi qu’une femme vivant de charité, la Gérenton. En 1697, Jean-Antoine Soleilhac, fermier du Clastre, signe un bail pour un autre domaine local, illustrant l’activité agricole du site.

La Révolution transforme le prieuré en bien national : vendu en 1791 pour 9 200 livres à Jean-Pierre Arnaud, il est décrit comme « une maison couverte à genêt ». Le bâti actuel date majoritairement de 1571-1573, avec des remaniements en 1738-1740 (charpente) et un agrandissement en 1862 pour créer deux logis. Classée monument historique en 1984, la ferme appartient aujourd’hui à l’association Liger, qui y a aménagé un jardin ethnobotanique dédié aux plantes médicinales locales.

Des analyses dendrochronologiques ont confirmé les phases de construction, tandis que des archives notariales (1542, 1675, 1695) éclairent son histoire sociale. Le site, en cours de restauration, conserve une charpente et un toit de genêt caractéristiques, tout en jouant un rôle culturel et pédagogique grâce à son hort et ses activités associatives.

Liens externes