Frise chronologique
vers 1720
Construction initiale
Construction initiale
vers 1720 (≈ 1720)
Bâtiments de la Basse-Cour édifiés par l'abbaye.
vers 1930
Aménagement du logis de maître
Aménagement du logis de maître
vers 1930 (≈ 1930)
Intégration d'un ancien pigeonnier dans un nouveau logis.
29 décembre 2003
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
29 décembre 2003 (≈ 2003)
Protection des façades et toitures de la Basse-Cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de la Basse-Cour, ferme de l'ancienne abbaye (cad. D 137, 138) : inscription par arrêté du 29 décembre 2003
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique précis. |
Origine et histoire
La ferme de l'abbaye Notre-Dame de Corneux, située à Saint-Broing en Haute-Saône, est un édifice agricole construit dans la première moitié du XVIIIe siècle, vers 1720. Elle appartenait initialement à l'abbaye Notre-Dame de Corneux, dont elle constituait une dépendance économique majeure. Organisée autour d'une cour rectangulaire, la Basse-Cour (anciennement appelée Ménagerie) regroupe des bâtiments aux fonctions distinctes : logis du fermier au sud, écuries à l'est et à l'ouest, et hébergeages au nord. Les constructions, en maçonnerie de moellons calcaires enduits, illustrent l'architecture utilitaire monastique de l'époque.
Vendue comme bien national pendant la Révolution, la ferme change de statut et subit des transformations au XIXe siècle. Vers 1930, un logis de maître est aménagé, intégrant partiellement un ancien pigeonnier. Ce remaniement reflète l'évolution des usages agricoles et résidentiels du site. Les façades et toitures de la Basse-Cour sont finalement inscrites aux monuments historiques par arrêté du 29 décembre 2003, reconnaissant leur valeur patrimoniale.
Le site conserve des traces de son passé monastique et révolutionnaire, tout en témoignant des adaptations architecturales liées aux besoins agricoles et résidentiels des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Son plan organisé et ses matériaux traditionnels en font un exemple remarquable du patrimoine rural de Bourgogne-Franche-Comté, lié à l'histoire des abbayes et à la vie paysanne locale.