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Ferme de la Montagne à Ressons-le-Long dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine rural Ferme

Ferme de la Montagne à Ressons-le-Long

    La Montagne
    02290 Ressons-le-Long
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1400
1500
1800
1900
2000
858
Première mention écrite
XIVe siècle
Construction du logis et grange
1803
Réunion des deux fermes
1900
Acquisition par la famille Ferté
7 février 1997
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des bâtiments de la ferme (cad. C 985, 989, 881, 882) : inscription par arrêté du 7 février 1997

Personnages clés

Charles le Chauve - Roi des Francs Mentionne la seigneurie en 858.
Abbé Pécheur - Historien local Évoque une chapelle dans le logis.
Monsieur de Bonardi - Propriétaire au XVIIIe siècle Réunit les deux fermes en 1803.
Famille Ferté - Propriétaires depuis 1900 Actuels détenteurs des fermes séparées.

Origine et histoire

La ferme de la Montagne, située à Ressons-le-Long dans l’Aisne, est une ancienne ferme monastique dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Soissons. Elle se compose de deux exploitations distinctes : la Grande Cense et la Petite Cense. La Grande Cense, construite sur un rocher, abritait une grange et un colombier, tandis que la Petite Cense, plus luxueuse, comprenait un logis du XIVe siècle, probablement l’ancien château des avoués de l’abbaye. Ces deux ensembles, initialement séparés par le chemin d’Ambleny, furent réunis au XIXe siècle après des modifications de parcours.

L’origine seigneuriale du site remonte au moins au IXe siècle, avec une mention dans un diplôme de Charles le Chauve en 858 confirmant la possession de la seigneurie par l’abbaye. Au XIVe siècle, les bâtiments de la Petite Cense, de style raffiné, abritaient même une chapelle. Après la récupération de la seigneurie par l’abbaye, les lieux furent transformés en exploitation agricole. Les fontaines de la Grue et la carrière Saint-Georges, utilisée comme grange, complétaient cet ensemble.

Au XVIIIe siècle, les fermes appartenaient à la famille de Bonardi, puis passèrent aux de Bonnechose et aux de Luze. En 1803, de Bonardi obtint le détour du chemin de la Croix-Blanche pour réunir les deux exploitations. Séparées à nouveau après 1900, elles furent acquises par la famille Ferté. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1997, conserve des éléments architecturaux majeurs : le logis du XIVe (remanié), la grange médiévale, et des traces de l’évolution économique des fermes du Soissonnais.

L’architecture du lieu révèle une stratification historique : les terrasses et les bâtiments étagés évoquent un hameau, tandis que les modifications des XVIIIe et XXe siècles (comme la réunion des fermes ou les transformations de la grange) illustrent les adaptations aux besoins agricoles. La mention d’une chapelle disparue et du colombier souligne l’importance symbolique et pratique du site pour les seigneurs avoués puis pour l’abbaye.

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