Origine du fief XIVe siècle (≈ 1450)
Fief des Tours Grises attesté pour la première fois.
1604
Premières infrastructures
Premières infrastructures 1604 (≈ 1604)
Colombier, cour, vivier, verger et jardin cités.
1680
Développement agricole
Développement agricole 1680 (≈ 1680)
Pressoir, cellier, greniers et grange mentionnés.
1760-1770
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments 1760-1770 (≈ 1765)
Bâtiments nord-est et nord-ouest érigés (carte des chasses).
1774
Acquisition royale
Acquisition royale 1774 (≈ 1774)
Acheté par Monsieur, frère de Louis XVI.
1790-1810
Fermeture de la cour
Fermeture de la cour 1790-1810 (≈ 1800)
Cour sud-ouest fermée (cadastre post-révolutionnaire).
1813
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1813 (≈ 1813)
Acquis par la famille Berthier de Wagram.
1977
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 1977 (≈ 1977)
Inscription partielle aux Monuments Historiques.
1983
Acquisition communale
Acquisition communale 1983 (≈ 1983)
Devenu propriété de la commune de Mandres-les-Roses.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments y compris le colombier (cad. C 554) : inscription par arrêté du 25 juillet 1977
Personnages clés
Monsieur (frère de Louis XVI) - Propriétaire royal
Acquiert la ferme en 1774, lui donnant son nom.
Famille Berthier de Wagram - Propriétaires post-révolutionnaires
Achète le domaine en 1813, l’annexe à Grosbois.
Origine et histoire
La Ferme de Monsieur à Mandres-les-Roses trouve ses origines dans un fief médiéval, les Tours Grises, attesté dès le XIVe siècle. En 1604, le domaine est déjà structuré avec un colombier, une cour, un vivier, un verger et un jardin. Ces éléments indiquent une exploitation agricole diversifiée, typique des grands domaines seigneuriaux de l’époque. Le site évolue progressivement, avec des mentions de pressoir, cellier, greniers et grange en 1680, reflétant une activité viticole et céréalière croissante.
Entre 1760 et 1770, la ferme connaît une expansion majeure avec la construction des bâtiments nord-est et nord-ouest, visibles sur la carte des chasses de l’époque. En 1765, le domaine est doté d’infrastructures complètes : cuisine, chambres, écuries, bergeries, porcherie, et même un fournil, illustrant une ferme en pleine activité, autonome et polyvalente. Ces aménagements suggèrent une production à la fois agricole, d’élevage et artisanale, caractéristique des grands domaines ruraux de l’Île-de-France sous l’Ancien Régime.
Un tournant historique survient en 1774, lorsque la ferme est acquise par Monsieur, frère du roi Louis XVI, ce qui lui vaut son nom actuel. Cette acquisition royale marque son intégration dans un réseau de propriétés aristocratiques, avant que le domaine ne soit fermé au sud-ouest entre 1790 et 1810, probablement sous l’effet des bouleversements révolutionnaires. En 1813, la ferme passe aux mains de la famille Berthier de Wagram, héros napoléonien, et est annexée au domaine de Grosbois, consolidant son statut de propriété prestigieuse.
Le XXe siècle voit la ferme changer de vocation : acquise par la commune de Mandres-les-Roses en 1983, elle devient un patrimoine public. Son inscription partielle aux Monuments Historiques en 1977 (façades, toitures et colombier) témoigne de sa valeur architecturale et historique. Aujourd’hui, elle incarne à la fois l’héritage agricole de l’Île-de-France et les transformations sociales liées à la Révolution et à l’urbanisation moderne.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis