Première mention cartographique milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Hameau représenté sur la carte de Cassini.
1912
Villa Saint-Georges
Villa Saint-Georges 1912 (≈ 1912)
Carte postale montrant une imposante villa.
mars 1917
Destruction par les Allemands
Destruction par les Allemands mars 1917 (≈ 1917)
Village et hameau détruits avant le retrait.
années 1920
Reconstruction de la ferme
Reconstruction de la ferme années 1920 (≈ 1920)
Style néo-régionaliste en faux pans de bois.
2 avril 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2 avril 2002 (≈ 2002)
Protection de la ferme et de ses dépendances.
5 février 2013
Inscription du moulin
Inscription du moulin 5 février 2013 (≈ 2013)
Protection des façades et du réseau hydraulique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La ferme en totalité, y compris la cour comprenant le pédiluve et l'ancienne fumière, ainsi que les façades et toitures des maisons ouvrières, des logements du contremaître et du régisseur (cad. ZD 4a) : inscription par arrêté du 2 avril 2002 - Logis dit le Moulin de la Ferme de Montgarny : les façades et toitures du logis ; le réseau hydraulique ; les éléments maçonnés autour du moulin ; et l'abri à chevaux dans la pâture, au nord-est du moulin (cad. ZD 2) : inscription par arrêté du 5 février 2013
Personnages clés
André Dormeuil - Propriétaire de la ferme
Commanditaire de la reconstruction dans les années 1920.
André Raimbert - Architecte
Concepteur de la ferme néo-régionaliste.
Jean Papet - Architecte
Collaborateur à la reconstruction de la ferme.
Origine et histoire
La ferme de Montgarny, située à Margival dans le département de l'Aisne, est un édifice emblématique de la reconstruction d'après-guerre. Le hameau de Montgarny apparaît déjà sur la carte de Cassini au XVIIIe siècle, mais c'est au début du XXe siècle que le domaine prend son essor avec une imposante villa nommée Saint-Georges, visible sur une carte postale de 1912. Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands détruisent le village et le hameau en mars 1917 avant leur retrait vers la ligne Hindenburg. Un cimetière militaire provisoire est alors aménagé à proximité.
Dans les années 1920, la ferme est entièrement reconstruite dans un style néo-régionaliste, caractérisé par des faux pans de bois normands. André Dormeuil, propriétaire du domaine, fait édifier une demeure de surveillance au sud-est de la ferme et confie les travaux aux architectes André Raimbert et Jean Papet. La ferme, ainsi que son logis dit Le Moulin, sont inscrits aux monuments historiques respectivement en 2002 et 2013. Ces bâtiments illustrent l'effort de reconstruction postérieure à la Grande Guerre dans la région.
Le site comprend plusieurs éléments protégés, dont la cour avec son pédiluve et son ancienne fumière, ainsi que les logements des ouvriers et du personnel. Le moulin, situé à proximité, conserve des vestiges de son réseau hydraulique et des structures maçonnées. Ces éléments témoignent de l'organisation agricole et sociale de l'époque, marquée par une volonté de modernisation tout en préservant des références architecturales traditionnelles.