Disparition de l’abbaye XIVe siècle (seconde moitié) (≈ 1450)
Abandon durant les guerres de cette période.
1988
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et toitures des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (cad. H 466) : inscription par arrêté du 30 décembre 1988
Personnages clés
Abbaye Saint-Victor de Paris - Fondateur institutionnel
À l’origine de la création de l’abbaye en 1240/1245.
Origine et histoire
La ferme de Saint-Antoine, située à Saint-Pierremont dans l’Aisne (Hauts-de-France), est l’héritière d’une abbaye féminine fondée en 1240 ou 1245 sous le nom de Paix Notre-Dame par l’abbaye Saint-Victor de Paris. Ce monastère, cité en 1284 sous le nom Abbatia Beate-Marie-de-Pace, disparut durant les guerres du XIVe siècle avant d’être transformé en 1428 en une commanderie hospitalière appelée Paix Saint-Antoine ou Hospital Saint-Antoine. Les sources mentionnent son déclin progressif, ne laissant subsister aujourd’hui qu’une chapelle en pierre calcaire, partiellement murée, avec deux baies ogivales caractéristiques du XIIIe siècle.
Le site actuel, inscrit aux Monuments historiques en 1988, associe ces vestiges médiévaux à des bâtiments agricoles des XVIIe–XVIIIe siècles. La cour centrale est encadrée par un corps de logis en brique et pierre, des écuries, deux granges en bois sur soubassement de brique (dont une bergerie de 41 mètres), et un pigeonnier-porche du XVIIIe siècle. Ces aménagements reflètent la reconversion de l’abbaye en exploitation agricole, tout en préservant des éléments architecturaux témoins de son passé religieux et hospitalier.
Les documents historiques soulignent son appartenance initiale à l’ordre de Saint-Victor de Paris, puis sa transformation en établissement hospitalier au XVe siècle. Malgré les destructions liées aux conflits du XIVe siècle, le site conserve une valeur patrimoniale majeure, illustrée par son inscription au titre des Monuments historiques pour l’ensemble de ses façades et toitures. Les vestiges visibles aujourd’hui, comme la chapelle et les granges, offrent un témoignage tangible de cette évolution sur près de huit siècles.