Fortification du manoir 1186 (≈ 1186)
Richard de Vals renforce le site.
Fin XVIe - Début XVIIe siècle
Reconstruction post-guerres
Reconstruction post-guerres Fin XVIe - Début XVIIe siècle (≈ 1725)
Restauration par les Boudeville.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
Transformation en exploitation agricole.
XVIIIe siècle
Ajout du logis et parc
Ajout du logis et parc XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modernisation pour les Mainneville.
1996
Fermeture de l'exploitation
Fermeture de l'exploitation 1996 (≈ 1996)
Début de la dégradation du site.
2024-2025
Restauration et Loto du Patrimoine
Restauration et Loto du Patrimoine 2024-2025 (≈ 2025)
Convention avec la Fondation du Patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir en totalité (ensemble du bâti et des sols avec les vestiges connus ou à découvrir) , y compris le terrain d'assiette des anciens jardins avec les dispositifs hydrauliques (cad. AO 6, 7, 10 à 12, 283) : inscription par arrêté du 26 décembre 2001
Personnages clés
Richard de Vals - Chevalier du roi de France
Fortifie le manoir en 1186.
Famille Boudeville - Propriétaires post-Ligue
Reconstruit le domaine fin XVIe.
Famille Mainneville - Propriétaires au XVIIIe siècle
Ajoute logis et parc.
Origine et histoire de la ferme de Vaux
La ferme de Vaux est un ancien manoir situé à Gisors, dans l’Eure, en Normandie. Mentionné dès le XIIe siècle comme fief et paroisse, il était alors un point stratégique sur la ligne de défense de l’Epte, frontière entre le domaine royal français et le duché de Normandie. En 1186, Richard de Vals, chevalier du roi de France, y fait fortifier son manoir et construit la chapelle Saint-Laurent, placée sous l’autorité de l’archevêque de Rouen. Ce site, marqué par les conflits, souffre notamment pendant la guerre de Cent Ans et les pillages de la Ligue.
Le domaine, propriété des Boudeville, est reconstruit à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, la famille Mainneville y ajoute un nouveau corps de logis et un parc, modernisant ainsi l’ensemble. Vendu comme bien national vers 1792, le manoir devient une exploitation agricole au XIXe siècle, avec des transformations majeures des dépendances aux XIXe et XXe siècles. L’activité agricole cesse en 1996, et après une période de dégradation, le site est racheté en 2018. Une convention avec la Fondation du Patrimoine en 2024 et sa sélection au Loto du Patrimoine en 2025 marquent le début de sa restauration, notamment pour la chapelle Saint-Laurent.
Le manoir se compose d’un ensemble de bâtiments organisés autour d’une cour fermée, ponctuée de tours rondes à toiture en poivrière. La chapelle, transformée en grange, le logis et les dépendances du XVIIe siècle s’appuient sur une enceinte préservée. Le réseau hydraulique et les traces du parc subsistent, témoignant de son passé aristocratique. L’ensemble, y compris les vestiges archéologiques et les anciens jardins, est inscrit aux monuments historiques depuis le 26 décembre 2001.