Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction par les Templiers
Construction par les Templiers
XIIIe siècle (≈ 1350)
Fondation du manoir avant 1214.
1449
Première mention écrite
Première mention écrite
1449 (≈ 1449)
Lié à l’aumônerie de Saint-Georges.
XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle Saint-Gorgon et ses fresques.
3 mai 1974
Première inscription MH
Première inscription MH
3 mai 1974 (≈ 1974)
Façades, toitures, chapelle et puits protégés.
3 février 1999
Extension de protection
Extension de protection
3 février 1999 (≈ 1999)
Logis et emprise foncière inscrits.
2020
Restauration du pressoir
Restauration du pressoir
2020 (≈ 2020)
Projet lauréat du Loto du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis, de la grange et du pressoir ; chapelle avec son décor peint ; puits (cad. D 380) : inscription par arrêté du 3 mai 1974 - Logis ; emprise foncière d'origine du manoir (cad. D 380, 158, 379, 302) : inscription par arrêté du 3 février 1999
Personnages clés
| Templiers de Saint-Vaubourg - Fondateurs du manoir |
Commanderie à l’origine de la construction. |
| Moines de Saint-Martin-de-Boscherville - Propriétaires après 1312 |
Récupèrent le domaine après dissolution. |
| Édouard Duveau - Historien local |
A étudié le site en 1908. |
Origine et histoire
Le manoir de l'Aumônerie, dit ferme des Templiers, est un édifice médiéval situé à Saint-Martin-de-Boscherville, dans le département de la Seine-Maritime en Normandie. Construit au XIIIe siècle par les Templiers de la Commanderie de Saint-Vaubourg, il passe aux moines de l'abbaye Saint-Martin après la dissolution de l'ordre au XIVe siècle. Transformé en exploitation agricole après la Révolution, il conserve un logis en pierre, une chapelle dédiée à Saint-Gorgon (XVIe siècle), et un puits profond de 100 mètres. La chapelle, ornée de fresques représentant les 12 apôtres et les 12 sibylles, illustre l’art religieux de l’époque.
Le domaine comprend également des bâtiments agricoles typiques : une grange en pan de bois, un pressoir (restauré dans le cadre du Loto du patrimoine 2020), et des dépendances (remise, chenil, citerne). Le colombier, autrefois présent, a aujourd’hui disparu. Le manoir est partiellement inscrit aux Monuments historiques depuis 1974, avec une extension de protection en 1999 couvrant le logis et son emprise foncière d’origine. Son architecture mêle ainsi héritage templier et adaptations postérieures, notamment aux XVe et XIXe siècles.
Localisé en bordure de la forêt de Roumare, à quelques kilomètres à l’ouest de Rouen, le site témoigne de l’histoire religieuse et agricole de la région. Les mentions les plus anciennes remontent à 1449, liant le manoir à l’aumônerie de l’abbaye Saint-Georges. La chapelle Saint-Gorgon, bien que remaniée, reste un exemple rare de décor peint médiéval en Normandie. Le puits, exceptionnel par sa profondeur, souligne l’ingénierie de l’époque.
Aujourd’hui, la ferme des Templiers allie patrimoine et vie locale, avec des projets de valorisation comme la restauration du pressoir. Son adresse exacte, 54 chemin Saint-Gorgon, en fait un lieu accessible aux visiteurs intéressés par l’histoire templière et l’architecture rurale normande. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum, base Mérimée) confirment son importance régionale, entre légende et réalité historique.