Donation de Philippe d'Alsace 1182 (≈ 1182)
Terres cédées aux Hospitaliers pour bâtir une église.
1335
Annexion par Fieffe
Annexion par Fieffe 1335 (≈ 1335)
Transformée en ferme après rattachement.
4 août 2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 août 2009 (≈ 2009)
Protection des façades, toitures et sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments et leur sol d'assise, ainsi que le sol de la cour de ferme autour de laquelle ils sont organisés (cad. AC 11, lieudit Bois-Saint-Jean) : inscription par arrêté du 4 août 2009
Personnages clés
Philippe d'Alsace - Comte de Flandre et de Vermandois
Donateur des terres en 1182.
Origine et histoire
La Ferme du Bois-Saint-Jean trouve son origine à la fin du XIIe siècle, lorsque Philippe d'Alsace, comte de Flandre et de Vermandois, offre des terres aux frères de l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean de Jérusalem. Une lettre datée de 1182 atteste de cette donation, exigeant la construction d'une église sur le site. Ce domaine, initialement conçu comme une commanderie, devient un lieu de vie religieuse et agricole sous la gestion des Hospitaliers.
En 1335, la commanderie est rattachée à celle de Fieffe et convertie en exploitation agricole, marquant le début de sa vocation agricole qui perdure jusqu’à nos jours. Le site, propriété de l’ordre de Malte jusqu’à la Révolution française, est alors vendu comme bien national. Les bâtiments actuels, organisés autour d’une cour centrale, incluent un corps de logis, une écurie en brique, une bergerie, et deux granges dont l’une occupe probablement l’emplacement de l’ancienne chapelle disparue. Un pigeonnier octogonal domine l’ensemble, tandis qu’un ancien abreuvoir, transformé en pièce d’eau, rappelle les usages passés.
L’architecture de la ferme illustre des techniques traditionnelles avec des matériaux locaux : rognons de silex, grès, torchis, et tuiles flamandes. Ces éléments, combinés à la disposition des bâtiments (verger, potager, et cour fermée), reflètent une organisation rurale typique des Hauts-de-France, préservée malgré les siècles. L’ensemble, classé Monument Historique en 2009 pour ses façades, toitures et sol d’assise, offre un témoignage rare de l’évolution d’une commanderie médiévale en exploitation agricole.
La protection officielle porte sur l’intégralité des bâtiments et leur cour, soulignant la valeur patrimoniale du site. Bien que certains éléments originels, comme l’escalier d’accès au logis ou la chapelle, aient disparu, la ferme conserve une cohérence architecturale et historique remarquable. Son histoire, liée aux ordres religieux puis à la Révolution, en fait un lieu emblématique du patrimoine rural et hospitalier de la région.