Construction initiale XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification du logis, des murs du jardin, du fruitier, des étables, du poulailler et de la grange.
XIXe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XIXe siècle (≈ 1865)
Reconstruction du bâtiment comprenant l'écurie le long de la route.
8 avril 2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 8 avril 2011 (≈ 2011)
Inscription des façades, toitures, et éléments intérieurs et extérieurs de la ferme.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du logis, ainsi que la pièce à feu du rez-de-chaussée, y compris son vaisselier intégré ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments constitutifs de la ferme, y compris le four à pain, à l'exception de la grange située à l'angle sud-est ; l'assiette du jardin avec les murs de clôture et le fruitier ; la pièce d'eau (cad. C 44, 45, 334, lieudit Hameau Minet) : inscription par arrêté du 8 avril 2011
Origine et histoire
La ferme du Clos-Montfort, située au lieu-dit le Hameau Minet à Colombières dans le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, est une maison rurale représentative des fermes herbagères. Le logis, les murs du jardin, le fruitier, les étables, le poulailler et la grange datent du XVIIIe siècle. Un bâtiment qui ferme la cour le long de la route, comprenant l'écurie, a été reconstruit au XIXe siècle. Édifiée selon la technique de la bauge, la ferme entre cour et jardin s'organise autour d'une cour quadrangulaire et témoigne de l'évolution progressive du logis vers un édifice distinct des espaces agricoles. Les pièces de vie se trouvent à l'étage, la distribution entre chambres et greniers étant assurée par un escalier droit. À l'arrière du logis se déploie un jardin clos de murs, dont l'un est en bauge, et un fruitier occupe l'un de ses angles ; un four à pain subsiste dans une parcelle voisine. La construction en bauge, choix dicté par la rareté du bois et la difficulté d'exploitation de la pierre, repose sur de la terre pétrie mêlée de fibres végétales et sur des phases successives de séchage qui assurent sa solidité. Ce type de construction, très répandu dans la région du XVIe au XXe siècle, fait l'objet d'une attention patrimoniale récente. La ferme a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 8 avril 2011, notamment pour les façades et les toitures du logis, la pièce à feu avec son vaisselier intégré, les façades et toitures des bâtiments de la ferme y compris le four à pain, le jardin avec ses murs de clôture et la pièce d'eau.