Construction de la grange céréalière 1773 (≈ 1773)
Appareil en craie et brique caractéristique.
XVIIe-XVIIIe siècles
Période de construction principale
Période de construction principale XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Firme appartenant à la bourgeoisie beauvaisienne.
10 avril 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 10 avril 1992 (≈ 1992)
Protection des façades, toitures et bâtiments agricoles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis ; ensemble des bâtiments des XVIIIe siècle et XIXe siècle composant l'unité agricole ; mur de clôture ancien de la ferme (cad. BD 86) : inscription par arrêté du 10 avril 1992
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les propriétaires bourgeoises ne sont pas nommés.
Origine et histoire
La Ferme du Gros Chêne de Beauvais est un exemple rare et préservé des grandes fermes seigneuriales construites aux XVIIe et XVIIIe siècles par la bourgeoisie beauvaisienne. Ces fermes, souvent implantées en périphérie de la ville, reflétaient le statut social de leurs propriétaires et servaient à la fois de résidence et d’exploitation agricole. L’ensemble architectural, organisé en carré autour d’une cour, comprend un logis à soubassement maçonné et un étage en pan de bois, partiellement en encorbellement, illustrant les techniques de construction locales de l’époque.
La grande grange céréalière, érigée en 1773, se distingue par son appareil en craie soigné et ses assises alternées de brique et de craie, qui rythment chaque travée et ferme de la charpente. Ce bâtiment, dédié au stockage des récoltes, abrite également une cave équipée de cuves en grès pour la fabrication domestique de cidre, témoignant des activités agricoles et artisanales de la ferme. L’ensemble, y compris le mur de clôture ancien, a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 10 avril 1992, soulignant sa valeur patrimoniale.
La ferme incarne le lien entre la ville de Beauvais et son arrière-pays rural aux XVIIe et XVIIIe siècles, période où la bourgeoisie locale investissait dans des domaines agricoles pour asseoir son pouvoir économique. Son architecture, mêlant matériaux nobles (craie, brique) et structures traditionnelles (pan de bois), reflète à la fois les influences urbaines et les nécessités pratiques de l’exploitation agricole. Aujourd’hui, son état de conservation et sa localisation précise (236 Rue de Savignies) en font un site remarquable pour l’étude du patrimoine rural des Hauts-de-France.
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