Ferme du Maipas à Prez dans les Ardennes

Patrimoine classé Patrimoine rural Ferme

Ferme du Maipas à Prez

  • Le Bourg
  • 08290 Prez
Ferme du Maipas à Prez
Ferme du Maipas à Prez
Ferme du Maipas à Prez
Ferme du Maipas à Prez
Crédit photo : HenriDavel - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Fin du XVIe siècle
Construction du logis
XVIIe siècle
Changement de propriété
XIXe siècle
Propriété du baron Hulot
1926
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures : inscription par arrêté du 18 octobre 1926

Personnages clés

Nicolas Brodart Maître des forges et propriétaire du fief à la fin du XVIe siècle.
Charles de Douglas Seigneur écossais, constructeur du logis et époux de Française Brodart.
Charles Archanbault de Douglas Fils de Charles de Douglas, vendeur des terres de Thiérache.
Claude de Saint-Yves Garde général des poudres et salpêtres, propriétaire du domaine.
Jacques Louis Hulot Baron et propriétaire du domaine au XIXe siècle.

Origine et histoire de la ferme du Maipas

La ferme du Maipas est une maison forte du tout début du XVIIe siècle située à Prez (Ardennes, Grand Est), dans les vallonnements de la Thiérache ardennaise, le long de la D34 entre Prez et Logny-Bogny. Il s’agit d’un logis d’architecture classique, construit au sortir de la Renaissance, surmonté d’un toit aux combles imposants. À la fin du XVIe siècle, le fief dit Mapas ou Mespas appartenait à la famille Brodart, notamment à Nicolas Brodart, maître des forges, marié à Marie Simonnet, issue d’une grande famille bourgeoise de Rethel. Un seigneur écossais, Charles de Douglas, seigneur d’Arrancy, épousa une descendante des Brodart, Française Brodart, et vint habiter le Maipas ; il est fréquemment cité comme le constructeur du logis. Son fils, Charles Archanbault de Douglas, vendit les terres de Thiérache et le domaine passa ensuite à la famille Piermez, qui y résida. La propriété appartint par la suite à Claude de Saint-Yves, garde général des poudres et salpêtres, puis, au XIXe siècle, au baron Jacques Louis Hulot. Le Maipas perdit rapidement sa vocation de logis pour devenir le siège d’une importante exploitation agricole, mais conserva son intégrité architecturale et fut épargné par les conflits. L’édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1926. Le bâtiment est visible depuis l’extérieur mais n’est pas ouvert au public ; c’est une propriété privée.

L’entrée se fait par un porche charretier en anse de panier, avec, à droite, une porte piétonne ; ces deux ouvertures sont encadrées de pierres appareillées, la porte piétonne étant surmontée de pierres évoquant des boulets encastrés. En franchissant ce porche, le corps principal se présente, encadré par quatre pavillons carrés coiffés de toits en losange et en pointe, à la manière de bastions. L’ensemble comporte seulement deux niveaux, percés d’étroites fenêtres rectangulaires, et est ceint d’une corniche à petits modillons formant une ceinture continue. Le perron précède la porte d’entrée, légèrement décentrée, prise dans un encadrement classique surmonté d’un tableau de pierres noires et d’un second tableau orné de boulets en demi-relief, l’un des rares éléments décoratifs sur une façade par ailleurs sobre. Les fenêtres conservent la trace de barreaux qui les protégeaient, et l’on remarque des vestiges de fossés. À droite du bâtiment principal, un mur relie un pavillon rectangulaire séparé, vestige d’autres constructions.

Liens externes