Frise chronologique
1673
Construction initiale
Construction initiale
1673 (≈ 1673)
Porte charretière datée, corps nord érigé.
fin XVIIe – début XVIIIe siècle
Décoration intérieure
Décoration intérieure
fin XVIIe – début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Boiseries et tableau de cheminée ajoutés.
fin XVIIIe – début XIXe siècle
Agrandissement de la galerie
Agrandissement de la galerie
fin XVIIIe – début XIXe siècle (≈ 1925)
Cinq travées nord construites.
30 mai 1996
Classement monument historique
Classement monument historique
30 mai 1996 (≈ 1996)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
milieu XXe siècle
Transformation des bâtiments
Transformation des bâtiments
milieu XXe siècle (≈ 2050)
Hangars modernes remplacent les anciennes dépendances.
Patrimoine classé
Ferme (cad. A 258) : inscription par arrêté du 30 mai 1996
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
La ferme du Massegros, construite en 1673, est un exemple emblématique de ferme à cour fermée du XVIIe siècle, située au cœur du village de Massegros (Lozère, Occitanie). Elle se distingue par son organisation spatiale fermée, accessible uniquement par un passage couvert dans le bâtiment nord, et par ses matériaux traditionnels : moellons calcaires équarris et toiture en lauze. Son architecture reflète les techniques locales, avec des voûtes en berceau abritant des bergeries au rez-de-chaussée et des combles voûtés en berceau brisé.
Le corps de bâtiment ouest, abritant le logis du maître, présente une galerie haute voûtée accessible par un perron semi-circulaire suivi d’un escalier symétrique. Une pièce bourgeoise, ornée d’une cheminée à hotte peinte (représentant peut-être une allégorie de la Fortune), témoigne d’un certain raffinement. À l’origine, un corps de passage enjambait la rue pour relier le bâtiment principal à une annexe disparue, servant de souillarde, saloir ou poste de surveillance. Les bâtiments agricoles d’origine, couverts d’arcs diaphragmes, ont été remplacés par des hangars au XXe siècle pour se conformer aux normes.
Classée monument historique en 1996, la ferme illustre l’évolution des exploitations agricoles caussenardes. Son appellation « maison aragonaise », bien qu’ancrée localement, est un mythe : elle ne repose sur aucun lien historique avec les rois d’Aragon, malgré leur possession médiévale du Gévaudan. Les transformations majeures (galerie nord agrandie au XVIIIe–XIXe siècles, démolition partielle au XXe siècle) sont visibles sur le cadastre de 1838, qui conserve la trace du plan d’origine.
Aujourd’hui, la ferme reste une propriété privée non accessible au public, préservant son caractère authentique. Les boiseries du salon et le tableau de la cheminée, datant probablement de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle, comptent parmi les rares éléments décoratifs subsistants. Son inscription aux monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son témoignage sur la vie rurale en Lozère.