Ferme fortifiée de Charbogne dans les Ardennes

Patrimoine classé Patrimoine rural Ferme fortifiée

Ferme fortifiée de Charbogne

  • Le Bourg
  • 08130 Charbogne
Ferme fortifiée de Charbogne
Ferme fortifiée de Charbogne
Ferme fortifiée de Charbogne
Ferme fortifiée de Charbogne
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Origines du bâtiment
XVIe siècle
Construction initiale
1676
Vente de l'édifice
Fin du XVIe siècle
Construction du château
Fin du XVIIe siècle
Début de l'abandon
XIXe siècle
Transformation en ferme
1989
Effondrement du corps de logis
2006
Rénovation en gîte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ferme fortifiée (cad. B 264) : inscription par arrêté du 27 septembre 1948

Personnages clés

Suzanne Briet Historienne ayant étudié la ferme fortifiée.
Henriette de Clèves Vend la seigneurie de Charbogne à Jean de Guiot.
Jean de Guiot Gouverneur de Mézières, fait édifier le château.
Antoine de Wignacourt Acheteur de l'édifice en 1676.

Origine et histoire de la ferme fortifiée

La ferme fortifiée de Charbogne se trouve au centre du village, le long de la D14 (Grande Rue), dans les Ardennes. Pour Suzanne Briet, cet édifice est un exemple typique des bâtiments défensifs du XVIe siècle. Il présente un plan quadrangulaire simple, construit en plaine, avec peu d'ouvertures et des tours d'angle. Au nord se trouve une porte charretière, ancien pont‑levis, et des douves dont une partie a disparu. On remarque également des cheminées : la plus importante est dans la tour sud‑est, la mieux conservée dans la tour sud‑ouest. Son origine remonterait au XIIe siècle. Vers la fin du XVIe siècle, Henriette de Clèves, veuve de Louis de Gonzague, vend la seigneurie de Charbogne à Jean de Guiot, gouverneur de Mézières, qui fait édifier un château comprenant un corps de logis, des murs d'enceinte, les deux tours nord, le pont‑levis et les douves. En 1676 l'édifice est vendu à Antoine de Wignacourt. À partir de la fin du XVIIe siècle l'ensemble est peu entretenu et, à la Révolution, il est vendu comme « bien national ». Au XIXe siècle le château est rénové puis transformé en ferme : le corps de logis devient écurie, la tour sud‑est sert de grenier à grain et les deux tours nord abritent des bergeries. Pendant la Première Guerre mondiale la tour nord‑est et une partie des étables sont détruites. Après d'autres périodes de délaissement, le corps de logis s'écroule en 1989, suivi rapidement par la grange et par deux tours orientales. La propriété, laissée à l'abandon, est rachetée en 2006 par un particulier qui entreprend des travaux pour la transformer en gîte touristique. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1948.

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