Militarisation allemande 1942-1943 (≈ 1943)
Transformation en point fort du Mur de l'Atlantique.
11 septembre 1944
Libération par les Écossais
Libération par les Écossais 11 septembre 1944 (≈ 1944)
Prise par la 51e Division Écossaise.
23 décembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 23 décembre 1996 (≈ 1996)
Inscription des éléments surface/souterrains.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2e quart XXe siècle
Construction initiale
Construction initiale 2e quart XXe siècle (≈ 2037)
Période de construction du clos-masure.
Patrimoine classé
Tous les éléments en surface et souterrains, y compris les talus nord et est (cad. ZK 214) : inscription par arrêté du 23 décembre 1996
Personnages clés
51e Division Écossaise - Unité militaire alliée
Libératrice du site en 1944.
Origine et histoire
La ferme Hamel est une exploitation agricole typique du Pays de Caux, située dans la commune d'Octeville-sur-Mer (Seine-Maritime, Normandie). Construite au cours du 2e quart du XXe siècle, elle illustre l'architecture rurale traditionnelle de la région, caractérisée par ses clos-masures, des enclos entourés de haies et de talus. Ce type de ferme, souvent isolé, jouait un rôle central dans l'économie locale, basée sur l'élevage et les cultures.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1942 et 1943, la ferme Hamel fut intégrée au Mur de l'Atlantique par l'armée allemande. Les talus existants furent réutilisés pour installer six ouvrages bétonnés : des casemates de tir et d'observation à cheval sur le talus est, ainsi qu'un abri souterrain type R 622 pour protéger les troupes. Cet aménagement visait à défendre la forteresse du Havre, notamment la partie est du hameau voisin de Dondeneville.
L'ensemble fut libéré le 11 septembre 1944 par la 51e Division Écossaise, marquant la fin de son usage militaire. Depuis 1996, tous les éléments en surface et souterrains, y compris les talus nord et est, sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 23 décembre. La ferme témoigne ainsi à la fois du patrimoine rural normand et de son réemploi stratégique pendant le conflit.
Architecturalement, le site conserve les traits du clos-masure cauchois — un espace clos par des levées de terre plantées — tout en portant les traces de sa militarisation. Les casemates, partiellement enterrées, s'intègrent aux talus préexistants, créant un ensemble hybride où se superposent histoire agricole et mémoire guerrière. L'adresse exacte, 67 route de Dondeneville, permet de localiser ce monument à la croisée des héritages paysan et militaire.