Frise chronologique
1793
Construction de la ferme
Construction de la ferme
1793 (≈ 1793)
Édifiée par Yves Guillome et Marie Cognan.
17 juillet 1987
Classement partiel
Classement partiel
17 juillet 1987 (≈ 1987)
Façades, toitures et puits inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; puits (cad. F 127) : inscription par arrêté du 17 juillet 1987
Personnages clés
| Yves Guillome - Propriétaire et commanditaire |
Constructeur de la ferme en 1793. |
| Marie Cognan - Propriétaire et commanditaire |
Épouse d'Yves Guillome, co-constructrice. |
Origine et histoire
La ferme du Corboulo est une ancienne exploitation agricole située dans le hameau du même nom, à environ 1,2 km au sud du centre-bourg de Saint-Aignan, dans le Morbihan. Construite en 1793, elle se distingue par son architecture en schiste et grès, avec un plan rectangulaire de 26 × 7 mètres, réparti sur trois niveaux, dont un comble. Un second logis, séparé de l'étable par une cloison en palis, prolonge le bâtiment principal.
La ferme a été édifiée pour Yves Guillome et son épouse Marie Cognan, un couple de paysans dont la réussite sociale transparaît dans le traitement soigné des matériaux et l'importance du logis. L'inscription gravée sur le bâtiment, « F : F : PAR YVES GUILLOME ET MARIE COGNANF 1793 », ainsi que le cadran solaire sur la souche de cheminée, témoignent de leur statut aisé pour l'époque révolutionnaire. Les façades, toitures et puits ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1987.
L'architecture de la ferme reflète une organisation fonctionnelle, avec un escalier rejeté dans l'étable pour libérer les grandes salles basses des logis. Cette disposition pourrait suggérer une activité artisanale, comme le tissage, bien que cela ne soit pas explicitement confirmé. Le contraste entre le schiste utilisé pour les murs et le grès des baies, ainsi que la présence de lucarnes, soulignent le soin apporté à cette construction rurale.
Le site est situé dans un contexte historique marqué par la Révolution française, période durant laquelle la construction d'une telle ferme, à la fois fonctionnelle et esthétique, illustre la diversité des situations sociales en Bretagne. Le classement partiel du monument en 1987 a permis de préserver cet exemple d'habitat rural du XVIIIe siècle, représentatif de l'évolution architecturale et sociale de la région.