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Ferme Torrette dite la Vieille Maison à Loubaresse dans le Cantal

Patrimoine classé
Patrimoine rural
Ferme

Ferme Torrette dite la Vieille Maison

    Le Bourg
    15390 Val d'Arcomie
Propriété privée
Crédit photo : Dominique Robert REPERANT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1790–1800
Papier peint en grisaille
XVIIe–XIXe siècles
Construction de la ferme
19 mai 2003
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La ferme en totalité, y compris le logis avec ses intérieurs (cuisine avec ses lits clos et son prie-Dieu, salle à manger avec ses boiseries, salon avec son papier peint panoramique, chambre à alcôve aux peintures, chambre au médaillon, chambre à alcôve grise) , la ferme, la bergerie, les granges-étables, le porche de jardin, le four, les abreuvoirs, les latrines, la fontaine, le portail d'entrée, la cour avec son cailloutis, le jardin (cad. AC 42, 43, 46, 47) : inscription par arrêté du 19 mai 2003

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique.

Origine et histoire

La ferme Torrette, située dans l’ancienne commune de Loubaresse (Val d'Arcomie, Cantal), est un ensemble architectural emblématique de la Margeride, région montagneuse d’Auvergne-Rhône-Alpes. Datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, elle illustre l’adaptation des constructions rurales à un environnement rigoureux, avec des bâtiments organisés autour d’une cour centrale. Cet agencement reflète les besoins agricoles et domestiques des communautés paysannes de l’époque, où logis, granges, bergeries et équipements utilitaires (fontaine, abreuvoirs) coexistent en harmonie fonctionnelle.

Le logis principal de la ferme se distingue par des éléments décoratifs raffinés, rares pour une exploitation agricole : boiseries ouvragées, dessus de porte peints représentant des scènes champêtres, et surtout un papier peint en grisaille du tournant des XVIIIe–XIXe siècles. Ce dernier, inspiré des Métamorphoses d’Ovide et basé sur des gravures du XVIIIe siècle, est un exemple précoce et bien conservé des papiers peints panoramiques. Ces décors témoignent d’une volonté d’embellissement chez des propriétaires aisés, tout en restant ancrés dans la culture locale.

Classée monument historique en 2003, la ferme Torrette inclut dans sa protection l’intégralité des bâtiments (granges-étables, bergerie, four, latrines), ainsi que des intérieurs remarquables comme la cuisine avec ses lits clos, le salon au papier peint mythologique, ou les chambres aux peintures murales. Cet ensemble offre un témoignage complet de la vie rurale en Margeride, entre fonctionnalité agricole et aspiration à un certain art de vivre. Son inscription patrimoniale souligne son importance pour l’histoire de l’architecture vernaculaire et des décors intérieurs régionaux.

La localisation de la ferme, à proximité de la Truyère et dans un paysage marqué par l’élevage et les pratiques agro-pastorales, renforce son ancrage dans l’histoire économique de la région. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum, base Mérimée) soulignent son rôle de modèle pour comprendre l’organisation des exploitations de la Margeride, entre autarcie et échanges limités avec les vallées voisines. L’écomusée de la Margeride, dans ses publications, la cite d’ailleurs comme référence pour étudier la maison du paysan et ses évolutions entre Ancien Régime et Révolution industrielle.

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