Frise chronologique
1885
Construction du phare
Construction du phare
1885 (≈ 1885)
Édification du feu métallique du môle.
hiver 1887-1888
Première tempête majeure
Première tempête majeure
hiver 1887-1888 (≈ 1888)
Dégâts sur le parapet en pierre.
1906
Remplacement de l'optique
Remplacement de l'optique
1906 (≈ 1906)
Installation d’un appareil Luchaire.
12 octobre 2011
Classement monument historique
Classement monument historique
12 octobre 2011 (≈ 2011)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le feu métallique en totalité (cad. AH 88) : inscription par arrêté du 12 octobre 2011
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le feu métallique du môle est un phare construit en 1885 à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales, à l’extrémité de la jetée du port. Il doit son nom à sa structure métallique et à son emplacement stratégique sur le môle, culminant à 18 mètres au-dessus du niveau de la mer. Dès sa construction, il joue un rôle clé pour la navigation en Méditerranée, avec une portée initiale de 8 milles marins (15 km). Son optique d’origine, remplacée en 1906 par un appareil Luchaire, illustre les avancées techniques de l’époque dans le balisage maritime.
La structure repose sur six tubes en fonte de 14,5 mètres, encastrés à deux mètres de profondeur, supportant une plateforme octogonale abritant la chambre de veille et la lanterne. Un escalier en colimaçon, aujourd’hui disparu, permettait autrefois l’accès, mais son retrait après automatisation a simplifié la maintenance. Le phare a résisté à de violentes tempêtes, comme celle de l’hiver 1887-1888, où des vagues projetèrent des pierres du parapet jusqu’à 18 mètres de haut, endommageant partiellement l’ouvrage.
Classé monument historique par arrêté du 12 octobre 2011, le feu métallique du môle est désormais propriété de l’État. Son architecture combine métal et pierre, avec des parois intérieures métalliques et un sol en bois dans la chambre de veille. Bien que l’escalier d’origine ait été supprimé, la lanterne automatisée reste fonctionnelle, perpétuant son rôle de guide pour les navigateurs en Méditerranée.
Le phare s’inscrit dans l’histoire maritime de Port-Vendres, port catalan majeur depuis l’Antiquité. Sa construction au XIXe siècle reflète l’expansion des infrastructures portuaires sous la Troisième République, période marquée par l’industrialisation et le développement des échanges commerciaux en Méditerranée. Aujourd’hui, il constitue un témoignage rare de l’ingénierie côtière de l’époque, alliant robustesse et fonctionnalité.
Les sources historiques, comme les archives de Fabricio Cárdenas ou la base Mérimée, soulignent son importance patrimoniale. Le feu métallique du môle est aussi un symbole de la résilience des ouvrages maritimes face aux éléments naturels, tout en illustrant l’évolution des techniques d’éclairage, de l’optique initiale de 1885 à l’appareil Luchaire installé en 1906.