Feu métallique du môle, situé à l'extrémité du môle du port
Feu métallique du môle, situé à l'extrémité du môle du port à Port-Vendres dans les Pyrénées-Orientales
Feu métallique du môle, situé à l'extrémité du môle du port
66660 Port-Vendres
Crédit photo : Fabricio Cardenas - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1885
Construction du feu
Construction du feu 1885 (≈ 1885)
Édification de la tourelle métallique et installation de l'optique d'origine.
1906
Remplacement de l'optique
Remplacement de l'optique 1906 (≈ 1906)
L'appareil optique d'origine est remplacé par un appareil Luchaire.
12 octobre 2011
Inscription monument historique
Inscription monument historique 12 octobre 2011 (≈ 2011)
Le feu métallique est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le feu métallique en totalité (cad. AH 88) : inscription par arrêté du 12 octobre 2011
Personnages clés
Fabricio Cárdenas
Auteur ayant mentionné le feu dans son ouvrage sur le Pays Catalan.
Origine et histoire
Le feu métallique du môle, installé à l'extrémité de la jetée du port de Port‑Vendres (Pyrénées‑Orientales), a été édifié en 1885. Il se compose d'une tourelle métallique posée sur un socle hexagonal en pierre de taille, soutenue par six piliers en fonte. La structure repose sur six tubes de 14,5 mètres enfoncés à une profondeur de deux mètres et s'élève quatre mètres au‑dessus du niveau de la mer. Au‑dessus des piliers se trouve une plateforme octogonale abritant la chambre de veille, dont le plancher et le plafond sont en bois et les parois intérieures métalliques ; cet abri se situe à 16 mètres de hauteur, la lanterne étant portée 2 mètres au‑dessus pour une hauteur totale de 18 mètres. La chambre de veille, octogonale, était desservie par un escalier en colimaçon à marches ajourées fixé sur un axe central ; cet escalier, aujourd'hui disparu, était lié à un pylône central conçu pour pouvoir basculer et s'orienter afin de réduire la résistance aux vagues. Un autre escalier métallique donne accès à l'appareil optique situé sous la lanterne. L'optique d'origine de 1885 a été remplacée en 1906 par un appareil Luchaire ; la lanterne a une portée de 8 milles marins (15 km). Dès l'hiver 1887‑1888, une importante tempête a endommagé le parapet en pierre, projetant des éléments jusqu'à la plateforme de la lanterne à 18 mètres de hauteur ; depuis, l'ouvrage a résisté aux intempéries, à l'exception de l'escalier en colimaçon, qui a été supprimé après dégradation et rendu inutile par l'automatisation de la lanterne. Le feu métallique est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 octobre 2011 et appartient à l'État. Des photographies et documents illustrent le môle, le feu par beau temps, la plateforme et ses dessous, les pieds de la structure et une vue hivernale de 1933. La bibliographie signale notamment l'ouvrage Contre vents et marées, dans Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan (Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », 2014). Des notices et images du feu figurent sur Wikimedia Commons et dans la base Mérimée (notice n° PA66000035).