Filature Ramond à Lacaune dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine industriel Filature

Filature Ramond à Lacaune

  • 18 Rue Rhin et Danube
  • 81230 Lacaune
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1841
Fondation de la filature
1909
Vente de l'établissement
1926
Acquisition par Ramond
1992
Fin de l'activité
22 février 1994
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Filature (cad. AE 72) : inscription par arrêté du 22 février 1994

Personnages clés

Jean Chabbert Fondateur de la filature en 1841.
Émile Viala Acheteur de la filature en 1909, installa une machine à vapeur.
Omer Léon Ramond Acheteur de la filature en 1926, qui la transforma en musée.
Louis Ramond Dernier filateur, transforma la filature en musée.

Origine et histoire de la Filature

La Filature Ramond, située à Lacaune au 17 rue Rhin-et-Danube, a été fondée en 1841 par Jean Chabbert pour transformer sur place la laine des troupeaux des montagnes environnantes. Le bâtiment rectangulaire en pierre, enduit, à un étage, porte la date 1841 sur le linteau de la porte d'entrée et un cartouche en zinc peint « Filature Ramond » ; son toit à longs pans est couvert d'ardoises. Pour alimenter les machines, Chabbert capta l'eau d'un ruisseau et installa une turbine entraînant l'arbre de transmission principal, avec un système de réservoirs destiné à réguler le débit ; ce dispositif a été utilisé jusqu'à la vente de l'établissement en 1909. La filature resta dans la famille Chabbert jusqu'en 1909, puis fut rachetée par Émile Viala, qui y installa une machine à vapeur. En 1923 elle fut acquise par René Carayon, industriel de Roquecourbe, qui la loua en 1924 à Omer Léon Ramond, lequel l'acheta en 1926 ; elle appartient depuis à la famille Ramond. À partir de 1940 les machines furent mises en mouvement par des moteurs électriques. La production déclina face à la concurrence des fibres synthétiques dans les années 1950, les effectifs furent progressivement réduits et l'activité cessa en 1992. Le dernier filateur, Louis Ramond, conserva l'ensemble des équipements en état de marche et transforma la filature en musée, ouvert au public depuis 1994 ; la filature a par ailleurs été inscrite au titre des monuments historiques le 22 février 1994. L’ensemble des machines est exceptionnel par son intégrité et permet de suivre tout le processus, de la laine brute à l'écheveau final. Au rez-de-chaussée se trouvent un battoir, un loup (effilocheuse) et un ensemble de cinq cardes — une drousse (ouvreuse), une repasseuse, une réunisseuse et deux fileuses — qui préparent les fils cardés. À l'étage se trouve une très rare mule-jenny semi-automatique de 200 broches, utilisable électriquement ou manuellement ; une bobineuse transforme les canettes en bobineaux ou « fromages », une doubleuse assemble plusieurs fils à partir de ces fromages, la retordeuse de 100 broches (ancienne mule-jenny transformée) les torsade, et un dévidoir met les canettes torsadées en écheveaux.

Liens externes