Frise chronologique
novembre 1969
Inauguration
Inauguration
novembre 1969 (≈ 1969)
Ouverture comme pavillon iranien à la Cité universitaire.
1972
Rebaptisation
Rebaptisation
1972 (≈ 1972)
Devenue *Fondation Avicenne* après abandon par l’Iran.
2007
Fermeture pour vétusté
Fermeture pour vétusté
2007 (≈ 2007)
Abandon des logements étudiants pendant 17 ans.
29 octobre 2008
Classement monument historique
Classement monument historique
29 octobre 2008 (≈ 2008)
Protection du bâtiment et de son paysage.
2021-2024
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2021-2024 (≈ 2023)
Travaux augmentant la capacité à 111 logements.
2024
Réouverture
Réouverture
2024 (≈ 2024)
Retour des résidents après rénovation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Farah Diba - Shahbanou d'Iran |
Initiatrice du projet, ancienne résidente de la Cité. |
| Mohsen Foroughi - Architecte iranien |
Co-concepteur du bâtiment suspendu. |
| Heydar Ghiai - Architecte iranien |
Co-auteur du projet architectural. |
| Claude Parent - Architecte français |
Membre de l’équipe de conception. |
| Mohammad Reza Pahlavi - Shah d'Iran |
Financeur initial du pavillon. |
| Jean Royère - Designer |
Auteur du lustre vendu en 2019. |
Origine et histoire
La Fondation Avicenne, historiquement appelée Maison d'Iran, fut conçue comme le pavillon des étudiants iraniens au sein de la Cité internationale universitaire de Paris. Inaugurée en novembre 1969, elle résulte d’une collaboration entre les architectes iraniens Mohsen Foroughi et Heydar Ghiai, et une équipe française incluant Claude Parent, Claude Colle, André Bloc et René Sarger. Son architecture audacieuse, basée sur une ossature métallique suspendue, en fait un projet rare en France. Financée par l’État iranien sous le règne du shah Mohammad Reza Pahlavi, elle devint rapidement un foyer d’opposition au régime, conduisant à sa fermeture puis à son abandon par l’Iran.
Rebaptisée Fondation Avicenne en 1972 en hommage au médecin et philosophe iranien du Xe siècle, elle rouvrit ses portes sous ce nom. Après des décennies d’activité, le bâtiment fut abandonné en 2007 en raison de sa vétusté. Classé aux monuments historiques en 2008, il subit une lourde rénovation entre 2021 et 2024, portant sa capacité d’accueil de 96 à 111 logements étudiants. Depuis 2024, il accueille à nouveau des résidents de toutes nationalités, géré par la Fondation nationale de la Cité internationale.
En 2013, l’espace L/OBLIQUE (devenu Centre du patrimoine) s’installa temporairement dans ses locaux pour présenter l’histoire et l’architecture de la Cité, avant de déménager pendant les travaux. En 2019, la vente aux enchères d’un lustre conçu par Jean Royère pour l’appartement du directeur suscita une polémique, l’association Sites et monuments dénonçant son utilisation pour financer un prix universitaire. Ce bâtiment, symbole des échanges culturels franco-iraniens, incarne aussi les tensions politiques de son époque.