Frise chronologique
1890
Construction de l’hôtel particulier
Construction de l’hôtel particulier
1890 (≈ 1890)
Initié par la belle-sœur d’Adolphe Thiers.
1ᵉʳ mai 1893
Reconnaissance d’utilité publique
Reconnaissance d’utilité publique
1ᵉʳ mai 1893 (≈ 1893)
Création officielle de la fondation.
1903
Création de la bibliothèque
Création de la bibliothèque
1903 (≈ 1903)
Destinée aux travaux des pensionnaires.
1980
Classement partiel aux Monuments Historiques
Classement partiel aux Monuments Historiques
1980 (≈ 1980)
Façades, toitures et escalier protégés.
1986
Vente du bâtiment
Vente du bâtiment
1986 (≈ 1986)
Transformé en hôtel de luxe.
2017
Fin des recrutements de pensionnaires
Fin des recrutements de pensionnaires
2017 (≈ 2017)
Arrêt du partenariat avec le CNRS.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Adolphe Thiers - Ancien président de la République |
Inspirateur de la fondation via sa famille. |
| Mlle Dosne - Belle-sœur d’Adolphe Thiers |
Donatrice de 120 000 francs en 1893. |
| Élise Thiers - Veuve d’Adolphe Thiers |
À l’origine de la vocation éducative. |
| Alexis Dosne - Beau-père d’Adolphe Thiers |
Acquéreur du terrain en 1826. |
| Aldroff - Architecte |
Concepteur de l’hôtel particulier en 1892. |
| Marc Bloch - Ancien pensionnaire |
Historien renommé du XXᵉ siècle. |
| Michel Foucault - Ancien pensionnaire |
Philosophe et intellectuel majeur. |
Origine et histoire
La fondation Thiers a été créée pour soutenir de jeunes chercheurs talentueux. Reconnue d’utilité publique le 1er mai 1893, elle a bénéficié d’une donation de Mlle Dosne, belle-sœur d’Adolphe Thiers, qui a alloué 120 000 francs pour son entretien. Initialement rattachée à l’Institut de France, elle a développé une bibliothèque dédiée aux travaux de ses pensionnaires dès 1903. Jusqu’en 1986, elle a hébergé ces derniers dans un hôtel particulier du rond-point Bugeaud (actuelle place du Chancelier-Adenauer), dans le 16e arrondissement de Paris.
L’hôtel particulier, construit en 1892 par l’architecte Aldroff, a été édifié sur un terrain acquis en 1826 par Alexis Dosne, beau-père d’Adolphe Thiers. Ce terrain, situé en lisière du bois de Boulogne, abritait autrefois le premier aérodrome de Paris, d’où décollaient des montgolfières. L’édifice, conçu pour accueillir une école destinée à former des jeunes gens doués, a été cédé à la fondation par la belle-sœur de Thiers, suivant les volontés d’Élise Thiers, veuve du président. En 1986, en raison de son état dégradé, le bâtiment a été vendu par l’Institut de France et transformé en hôtel de luxe, le Saint James Paris.
La fondation a poursuivi ses activités en accueillant ses pensionnaires au Cercle de recherches humanistes de l’Institut de France, avec un soutien financier du CNRS jusqu’en 2017. Depuis cette date, plus aucun nouveau pensionnaire n’a été recruté, bien que les derniers bénéficiaires de 2016 aient pu achever leur thèse jusqu’en 2019. Aujourd’hui, la fondation ne propose plus que des bourses annuelles et décerne tous les deux ans un prix récompensant les meilleurs travaux de ses anciens pensionnaires.
Parmi les anciens pensionnaires figurent des personnalités marquantes comme Marc Bloch, Michel Foucault, Pierre Nora, ou encore Maurice Duverger. Ces chercheurs, issus de disciplines variées, ont contribué à la renommée intellectuelle de l’institution. Le bâtiment, partiellement classé monument historique depuis 1980 (façades, toitures, escalier intérieur), reste un témoignage architectural du 4e quart du XIXe siècle, bien que sa vocation initiale ait disparu.