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Fonderie du Val d'Osne à Osne-le-Val en Haute-Marne

Haute-Marne

Fonderie du Val d'Osne

    3 Le Val d'Osne
    52300 Osne-le-Val
Fonderie du Val dOsne
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Fonderie du Val dOsne
Fonderie du Val dOsne
Fonderie du Val dOsne
Crédit photo : Ji-Elle - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1836
Fondation de la fonderie
1851
Consécration à l'Exposition universelle
1855
Rachat par Gustave Barbezat
1900
Apogée à l'Exposition universelle
1931
Rachat par les Établissements Durenne
1986
Fermeture définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des bâtiments, y compris les logements d'ouvriers XIXe siècle et le lion en fonte situé à l'entrée (cad. AB 33, 35, 46 à 68, 70 à 89, 103, 104, 107, 108) : inscription par arrêté du 25 février 1993

Personnages clés

Jean-Pierre-Victor André - Fondateur de la fonderie Créa l'entreprise en 1836, pionnier du moulage en sable.
Gustave Barbezat - Repreneure et directeur Agrandit la fonderie après 1855.
Mathurin Moreau - Sculpteur et actionnaire Créa des statues largement diffusées.
Hector Guimard - Designer collaborateur Conçut les entourages Art nouveau du métro.
Charles-Henri Pourquet - Sculpteur édité Auteur de *Résistance* pour les monuments aux morts.

Origine et histoire

La fonderie d'art du Val d'Osne, située dans la commune d'Osne-le-Val (Haute-Marne), fut créée en 1836 par Jean-Pierre-Victor André pour produire du mobilier urbain et des éléments décoratifs en fonte. Elle devint rapidement un acteur majeur dans ce domaine, grâce à des innovations comme le moulage en sable, qui réduisit les coûts et améliora la qualité. En 1851, elle fut récompensée à l'Exposition universelle de Londres pour l'excellence de ses productions, notamment une fontaine et des pièces en fonte d'une finition remarquable.

Sous la direction de Gustave Barbezat à partir de 1855, la fonderie s'agrandit avec un second haut-fourneau et cinq machines Wilkinson en 1860. Elle connut son apogée à l'Exposition universelle de 1900, où elle réalisa les ensembles en bronze doré du pont Alexandre-III et les entourages Art nouveau des stations de métro parisiennes, conçus par Hector Guimard. Après la Première Guerre mondiale, la demande pour la fonte d'ornement déclina, et l'entreprise se tourna vers la production industrielle, tout en continuant à éditer des statues et fontaines.

La fonderie cessa son activité en 1986 après plusieurs rachats, dont celui par les Établissements Durenne en 1931. Le site, dégradé après sa fermeture, fut partiellement restauré par l'ANDRA en 2014, notamment son haut-fourneau. Aujourd'hui, la commune d'Osne-le-Val réfléchit à son avenir, avec des projets allant d'un espace muséal à un lieu de loisirs. L'héritage artistique de la fonderie perdure à travers des rééditions de ses créations emblématiques, comme les fontaines Wallace ou les entourages de métro Guimard.

Les catalogues du Val d'Osne, comptant des milliers de références, témoignent de sa production variée : mobilier urbain, fontaines, statuaire religieuse et profane, ainsi que des monuments aux morts après 1918. Parmi les sculpteurs collaborateurs figurent Mathurin Moreau, Charles-Henri Pourquet et Isidore Bonheur, dont les œuvres furent diffusées mondialement. La fonderie illustre ainsi l'alliance entre art et industrie au XIXe siècle, marquant durablement le paysage urbain français et international.

Le site, classé Monument Historique en 1993, conserve des vestiges significatifs : le haut-fourneau d'origine, l'atelier des ciseleurs, la halle de coulée, et une cité ouvrière nommée d'après Barbezat. Ces éléments, ainsi que le lion en fonte à l'entrée, rappellent l'importance sociale et économique de l'entreprise. Malgré les dégradations subies après 1986, des associations comme Les Compagnons de l'Histoire ont œuvré pour préserver la mémoire de ce patrimoine industriel exceptionnel.

Liens externes