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Fonderie à Fumel dans le Lot-et-Garonne

Fonderie

    3 Avenue de l'Usine
    47500 Fumel
Propriété d'un établissement public communal
Crédit photo : CHRISTIAN AIRIAU - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1847
Création initiale
1870
Installation machine soufflante
1874
Rachat par la Société Métallurgique du Périgord
1914-1918
Production d’obus
1935
Partenariat Pont-à-Mousson
1941
Changement de nom
1968
3e haut fourneau
1987
Arrêt des hauts fourneaux
2009
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La machine soufflante, ainsi que le bâtiment qui l'abrite (cad. AE 414) : classement par arrêté du 3 septembre 2009

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources Les archives mentionnent des rôles collectifs (ouvriers, ingénieurs).

Origine et histoire

La fonderie de Fumel, implantée dans le Lot-et-Garonne, est un vaste complexe industriel créé dans la 2e moitié du XIXe siècle par la Société Métallurgique du Périgord. Initialement spécialisée dans la production de matériel ferroviaire, elle diversifie rapidement sa production vers des tuyaux d’adduction d’eau, des becs de gaz urbains et des bâtis de machines-outils. Le site, desservi par voie ferrée et fluviale, s’étend sur 240 000 m2 (dont 80 000 m2 bâtis) et intègre des ateliers en pierre, brique, ou métal, ainsi qu’une centrale hydroélectrique et des logements ouvriers.

En 1870, la fonderie installe une machine soufflante de type Watt, construite en Angleterre, pour alimenter ses hauts fourneaux. Cette machine à double balancier, en fonte et bronze (200 chevaux, 10 mètres d’envergure), fonctionne jusqu’en 1954 avant d’être restaurée en 1986. Pendant la Première Guerre mondiale, l’usine contribue à l’effort de guerre en fabriquant des obus. Dans l’entre-deux-guerres, elle se modernise avec l’aide des Fonderies de Pont-à-Mousson (1935), construisant un barrage hydroélectrique (1940-1942) et se spécialisant dans les chemises pour moteurs marins et l’automobile.

De 1945 à 1969, la Société Minière et Métallurgique du Périgord (devenue filiale de Saint-Gobain en 1970) investit massivement : un 3e haut fourneau (1968) porte la capacité de production à 100 000 tonnes/an. Le site emploie jusqu’à 4 000 salariés (avec les sous-traitants) dans les années 1970, avant le déclin des hauts fourneaux (arrêtés en 1987). Aujourd’hui, l’usine, reconvertie dans la fonderie automobile (Société Aquitaine de Fonderie Automobile, 1988), conserve des éléments patrimoniaux majeurs comme la machine soufflante classée Monument Historique en 2009 et des cités ouvrières construites entre 1940 et 1964.

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