Frise chronologique
1847
Création initiale
Création initiale
1847 (≈ 1847)
Construction d’un haut fourneau et fonderie.
1870
Installation machine soufflante
Installation machine soufflante
1870 (≈ 1870)
Machine de Watt pour les hauts fourneaux.
1874
Rachat par la Société Métallurgique du Périgord
Rachat par la Société Métallurgique du Périgord
1874 (≈ 1874)
Diversification vers tuyaux et becs de gaz.
1914-1918
Production d’obus
Production d’obus
1914-1918 (≈ 1916)
Contribution à l’effort de guerre.
1935
Partenariat Pont-à-Mousson
Partenariat Pont-à-Mousson
1935 (≈ 1935)
Modernisation et barrage hydroélectrique (1940-1942).
1941
Changement de nom
Changement de nom
1941 (≈ 1941)
Devenue Société Minière et Métallurgique du Périgord.
1968
3e haut fourneau
3e haut fourneau
1968 (≈ 1968)
Capacité portée à 100 000 tonnes/an.
1987
Arrêt des hauts fourneaux
Arrêt des hauts fourneaux
1987 (≈ 1987)
Reconversion vers l’automobile.
2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2009 (≈ 2009)
Machine soufflante et son bâtiment protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La machine soufflante, ainsi que le bâtiment qui l'abrite (cad. AE 414) : classement par arrêté du 3 septembre 2009
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les archives mentionnent des rôles collectifs (ouvriers, ingénieurs). |
Origine et histoire
La fonderie de Fumel, implantée dans le Lot-et-Garonne, est un vaste complexe industriel créé dans la 2e moitié du XIXe siècle par la Société Métallurgique du Périgord. Initialement spécialisée dans la production de matériel ferroviaire, elle diversifie rapidement sa production vers des tuyaux d’adduction d’eau, des becs de gaz urbains et des bâtis de machines-outils. Le site, desservi par voie ferrée et fluviale, s’étend sur 240 000 m2 (dont 80 000 m2 bâtis) et intègre des ateliers en pierre, brique, ou métal, ainsi qu’une centrale hydroélectrique et des logements ouvriers.
En 1870, la fonderie installe une machine soufflante de type Watt, construite en Angleterre, pour alimenter ses hauts fourneaux. Cette machine à double balancier, en fonte et bronze (200 chevaux, 10 mètres d’envergure), fonctionne jusqu’en 1954 avant d’être restaurée en 1986. Pendant la Première Guerre mondiale, l’usine contribue à l’effort de guerre en fabriquant des obus. Dans l’entre-deux-guerres, elle se modernise avec l’aide des Fonderies de Pont-à-Mousson (1935), construisant un barrage hydroélectrique (1940-1942) et se spécialisant dans les chemises pour moteurs marins et l’automobile.
De 1945 à 1969, la Société Minière et Métallurgique du Périgord (devenue filiale de Saint-Gobain en 1970) investit massivement : un 3e haut fourneau (1968) porte la capacité de production à 100 000 tonnes/an. Le site emploie jusqu’à 4 000 salariés (avec les sous-traitants) dans les années 1970, avant le déclin des hauts fourneaux (arrêtés en 1987). Aujourd’hui, l’usine, reconvertie dans la fonderie automobile (Société Aquitaine de Fonderie Automobile, 1988), conserve des éléments patrimoniaux majeurs comme la machine soufflante classée Monument Historique en 2009 et des cités ouvrières construites entre 1940 et 1964.