Frise chronologique
1697
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine
1697 (≈ 1697)
Édifiée par Jean Beausire après la paix de Ryswyck.
20 septembre 1697
Signature de la paix de Ryswyck
Signature de la paix de Ryswyck
20 septembre 1697 (≈ 1697)
Événement commémoré par l’inscription latine.
17 mars 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
17 mars 1925 (≈ 1925)
Inscription au titre des monuments historiques.
1993
Remise en eau
Remise en eau
1993 (≈ 1993)
Restauration avec système économique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean Beausire - Architecte |
Concepteur de la fontaine en 1697. |
| Louis Boucherat - Chancelier de France |
Hommage par le nom de la fontaine. |
| Louis XIV - Roi de France |
Célébré pour la paix de Ryswyck. |
Origine et histoire
La fontaine Boucherat est un édifice quadrangulaire classique situé dans le 3e arrondissement de Paris, à l’angle des rues de Turenne (n°133) et Charlot (n°70). Elle fait aujourd’hui partie de la place Olympe-de-Gouges. Son architecture, marquée par un fronton triangulaire orné et un mascaron, reflète le style du XVIIe siècle. Une inscription latine y célèbre la paix de Ryswyck (1697), signée sous Louis XIV, tandis qu’une plaque commémore son architecte, Jean Beausire, et son commanditaire, le chancelier Boucherat.
Construite en 1697 par l’architecte parisien Jean Beausire, la fontaine porte le nom de Louis Boucherat, chancelier de France sous Louis XIV. Ce dernier est notamment connu pour avoir exécuté l’édit de révocation de l’édit de Nantes. Le monument arbore deux plaques : l’une en latin, remerciant le roi pour la paix de Ryswyck (20 septembre 1697), l’autre en français, rappelant son érection en 1699 et son hommage au chancelier. Les faces latérales portent les noms des anciennes rues Boucherat (devenue Turenne) et Charlot, ainsi que le numéro 14, correspondant au quartier selon l’ordonnance de 1729.
Classée monument historique depuis le 17 mars 1925, la fontaine a été remise en eau en 1993 par la ville de Paris. Pour des raisons d’économie, un système de bouton-poussoir limite son débit. Ce monument public, propriété de la commune, illustre l’importance des fontaines dans l’urbanisme parisien du XVIIe siècle, alliant utilité pratique et symbolisme politique.
La fontaine Boucherat s’inscrit dans un contexte historique marqué par les guerres de Louis XIV et les aménagements urbains de Paris. Les fontaines, à cette époque, servaient autant à alimenter la population en eau qu’à glorifier le pouvoir royal. Leur décoration, souvent chargée de symboles, reflétait les valeurs politiques et religieuses du temps, comme en témoignent les inscriptions latines et les références à la paix retrouvée.