Frise chronologique
2e moitié du XIXe siècle
Construction du monument
Construction du monument
2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période d'édification présumée de la fontaine-calvaire.
26 novembre 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
26 novembre 1990 (≈ 1990)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine-calvaire de Ponteix (cad. non cadastré ; domaine public) : inscription par arrêté du 26 novembre 1990
Personnages clés
| Channeboux - Sculpteur présumé |
Artisan potentiellement à l’origine des sculptures. |
Origine et histoire
La fontaine-calvaire de Ponteix, située à Aydat dans le Puy-de-Dôme, est un monument hybride datant de la 2e moitié du XIXe siècle. Érigé face à l’église, au bord d’une route, il combine une fontaine à bassin polygonal et un calvaire sculpté. L’édifice se distingue par sa structure centrale : un socle percé de robinets supporte une croix, tandis que deux socles latéraux plus petits abritent les statues de la Vierge et de Saint-Jean. Un dragon ailé, enroulé autour du fût de la croix, crache l’eau dans une vasque portée par un personnage accroupi, avant qu’elle ne retombe dans le bassin. Le Christ, couronné d’épines et vêtu d’un pagne, domine l’ensemble, surmonté d’un titulus (inscription INRI). La croix, à section polygonale, forme une auréole derrière sa tête.
L’originalité de ce monument réside dans son double usage : lieu de dévotion et point d’eau public. La conception artistique suggère l’intervention du sculpteur Channeboux, originaire de Volvic, bien que son attribution reste hypothétique. Les éléments iconographiques — dragon, vasque, statues — reflètent un syncrétisme entre symbolisme chrétien (la Passion) et fonction pratique (approvisionnement en eau). La fontaine-calvaire, propriété communale, a été inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 26 novembre 1990, soulignant sa valeur patrimoniale à la fois artistique, historique et sociale.
Le choix d’un dragon cracheur d’eau pourrait évoquer des légendes locales ou une symbolique de lutte entre le bien (le Christ) et le mal (le reptile). La vasque supportée par un personnage accroupi rappelle les fonts baptismaux ou les lavabos liturgiques, renforçant le lien entre eau purificatrice et foi chrétienne. L’emplacement du monument, face à l’église et en bord de route, en fait un repère visuel et spirituel pour les voyageurs et les fidèles. Son état de conservation et sa localisation (notée 6/10 en précision) témoignent d’un patrimoine rural encore ancré dans le paysage d’Auvergne-Rhône-Alpes.