Frise chronologique
1824
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine
1824 (≈ 1824)
Achèvement sous la Restauration sarde, dédicace à Charles-Félix Ier.
1814-1860
Période de la Restauration sarde
Période de la Restauration sarde
1814-1860 (≈ 1837)
Contexte politique de sa construction.
10 mai 1943
Classement monument historique
Classement monument historique
10 mai 1943 (≈ 1943)
Protection officielle par l’État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine publique en face de la mairie : classement par arrêté du 10 mai 1943
Personnages clés
| Charles-Félix Ier - Roi de Sardaigne |
Dédicataire de la fontaine, mentionné sur le fronton. |
| Comte Crotti de Costigliole - Préfet de Nice |
Supervisa les travaux en 1824. |
Origine et histoire
La fontaine Carolo Felicerege, située rue de la Fontaine à La Turbie (Alpes-Maritimes), a été construite en 1824 sous la Restauration sarde (1814-1860). Elle fut érigée en bordure de la route de la Grande Corniche (actuelle RD 2564) pour répondre aux besoins des habitants et voyageurs, tout en honorant le roi Charles-Félix Ier. Son fronton porte une dédicace expliquant sa restauration : l’aqueduc romain, initialement bâti pour le Trophée d’Auguste, fut réhabilité pour assurer l’arrosage des terres et l’abreuvage des animaux.
L’eau de la fontaine provient de la source du Faïssé, sur les pentes du Mont Agel. Les travaux de canalisation, menés sous l’autorité du préfet de Nice, le comte Crotti de Costigliole, permirent d’améliorer significativement la vie quotidienne. Les bassins intégrés facilitaient le lavage du linge et l’abreuvage du bétail, répondant à des besoins essentiels dans une région où l’accès à l’eau était un enjeu majeur.
Classée monument historique le 10 mai 1943, la fontaine symbolise à la fois l’héritage romain et les aménagements modernes du XIXe siècle. Son architecture et son inscription témoignent de l’importance accordée à l’eau comme ressource vitale et à la commémoration du pouvoir royal sarde. Aujourd’hui, elle reste un élément central du patrimoine turbidien, lié à l’histoire locale et régionale.