Fondation de l'abbaye 1309 (≈ 1309)
Philippe le Bel fonde l'abbaye du Moncel.
XIVe siècle
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine XIVe siècle (≈ 1450)
Fontaine et lavoir construits pour les clarisses.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
Abbaye vendue après la Révolution.
23 juin 1933
Classement de la fontaine
Classement de la fontaine 23 juin 1933 (≈ 1933)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine couverte de l'abbaye du Moncel à Pontpoint : inscription par arrêté du 23 juin 1933
Personnages clés
Philippe le Bel - Roi de France
Fonda l'abbaye en 1309.
Philippe de Valois - Roi de France
Finança le tuyau de plomb alimentant la fontaine.
Pernelle de Troyes - Première abbesse (1336-1344)
Béatifiée après sa mort en 1355.
Origine et histoire de la fontaine couverte de l'abbaye
La fontaine couverte de l'abbaye du Moncel, située à Pontpoint près de Pont-Sainte-Maxence, date du XIVe siècle. Elle fut construite simultanément à l'abbaye fondée en 1309 par Philippe le Bel pour les moniales clarisses. Alimentée par une source captée à distance via un tuyau de plomb financé par Philippe de Valois, elle servait principalement au lavage du linge des religieuses.
Le lavoir associé à la fontaine, partiellement enterré, était accessible par des escaliers et couvert à l'origine. Bien que modeste, ce système hydraulique reflétait l'autonomie recherchée par l'abbaye, dotée de sept sources sur son domaine. La fontaine, classée monument historique en 1933, a été restaurée par le Club du Vieux Manoir après des siècles d'abandon.
L'abbaye du Moncel, dont la fontaine dépendait, fut un lieu de prière et de retraite pour l'aristocratie féminine. Sa fondation s'inscrivait dans une stratégie politique de Philippe le Bel, conseillé par des franciscains, après la répression des Templiers. La fontaine, bien que discrète, illustre l'ingéniosité médiévale en matière de gestion de l'eau, essentielle pour une communauté monastique isolée.
Après la Révolution, l'abbaye fut vendue comme bien national et partiellement démolie, mais la fontaine survécut. Au XIXe siècle, le site devint une exploitation viticole avant d'être sauvé par des bénévoles au XXe siècle. Aujourd'hui, la fontaine et son lavoir, bien que dépourvus de leur couverture d'origine, restent des témoignages rares des infrastructures monastiques médiévales.
Les fouilles archéologiques menées en 1997 près de l'abbatiale ont révélé des traces d'occupation gallo-romaine et médiévale, mais aucun lien direct avec la fontaine. Celle-ci, avec son bassin en contrebas et son système d'alimentation, démontre une maîtrise hydraulique avancée pour l'époque, typique des abbayes royales bien dotées.
Contrairement à d'autres éléments de l'abbaye comme le cloître ou l'abbatiale, la fontaine n'a subi que peu de modifications structurelles. Son classement en 1933, séparément de l'abbaye (classée en 1920), souligne son importance patrimoniale. Elle est aujourd'hui accessible lors des visites du domaine, géré par le Club du Vieux Manoir.