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Fontaine d'Adam et Ève de Riom dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Fontaine

Fontaine d'Adam et Ève de Riom

    Rue Sirmond
    63200 Riom
Propriété de la commune
Fontaine dAdam et Ève de Riom
Fontaine dAdam et Ève de Riom
Fontaine dAdam et Ève de Riom
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Fontaine dAdam et Ève de Riom
Fontaine dAdam et Ève de Riom
Fontaine dAdam et Ève de Riom
Fontaine dAdam et Ève de Riom
Crédit photo : Asavaa - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1277
Concession de la source de Dragonescha
1631
Épidémie de peste
1654
Date gravée sur la chapelle des eaux
1714
Restauration de la fontaine
milieu du XVIIe siècle
Construction de la fontaine
15 novembre 1913
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fontaine dite d'Adam et Eve : classement par arrêté du 15 novembre 1913

Personnages clés

Pierre de la Ferté Chauderon - Abbé de Mozac Concède la source en 1277.
Jean Languille - Sculpteur présumé Attribué comme auteur possible.
Guillaume Languille - Sculpteur présumé Fils de Jean, autre auteur possible.
Père Jean Bonnet - Historien mariste Traduit l’inscription en 1796.

Origine et histoire

La fontaine d'Adam et Ève, située rue Sirmond à Riom, date du milieu du XVIIe siècle. Réalisée en pierre de Volvic, elle s’inspire du style de la Seconde Renaissance italienne. Ses deux cariatides, représentant des torses nus masculins et féminins, supportent un entablement avec un fronton. Une tête d’égipan crache l’eau dans un bassin, tandis qu’un cartouche porte une inscription latine évoquant la confiance en l’eau potable, restaurée en 1714.

L’alimentation en eau de Riom remonte à 1277, quand l’abbé de Mozac concéda aux consuls le droit d’exploiter la source de Dragonescha. Après la peste de 1631, les conduites en terre cuite furent remplacées par de la pierre de Volvic en 1644. La fontaine, attribuée aux sculpteurs Jean Languille ou son fils Guillaume, symbolise l’accès à une eau saine, contrastant avec les puits pollués d’autrefois. Elle fut classée monument historique en 1913.

Le nom « Adam et Ève » vient des cariatides, bien que leur nombril contredise la légende biblique. Un mascaron, des guirlandes de fruits et les armes de Riom complètent l’ornementation. L’inscription latine, traduite par le père Bonnet, célèbre la pureté de l’eau : « Bois maintenant, toi qui ne pouvais pas encore croire en moi, la nymphe de cette eau. » La fontaine illustre ainsi l’évolution des réseaux hydrauliques et l’art baroque local.

En 1796, le père Jean Bonnet recensait 62 fontaines à Riom, soulignant leur rôle central dans la vie urbaine. La fontaine d’Adam et Ève, adossée à une maison, marque l’angle des rues Sirmond et Gomot. Son style, bien que tardif pour la Renaissance, témoigne de l’influence italienne persistante en Auvergne au XVIIe siècle.

Liens externes