Début de la construction 1511 (≈ 1511)
La fontaine est commandée par Jacques d’Amboise et exécutée par le sculpteur Chapart.
1808
Premier déplacement
Premier déplacement 1808 (≈ 1808)
La fontaine est transférée place Delille et enrichie d'un bassin inférieur et d'une statue.
1854
Second déplacement
Second déplacement 1854 (≈ 1854)
La fontaine est déplacée au carrefour du cours Sablon et de l'avenue Carnot.
1962
Dernier déplacement
Dernier déplacement 1962 (≈ 1962)
La fontaine est installée sur la place Olympe-de-Gouges.
2019
Restauration complète
Restauration complète 2019 (≈ 2019)
La fontaine a fait l'objet d'une restauration complète jusqu'en mai 2019.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine d'Amboise : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Jacques d’Amboise
Évêque de Clermont de 1505 à 1516, commanditaire de la fontaine.
Georges d'Amboise
Cardinal et frère de Jacques d’Amboise.
Chapart
Sculpteur ayant réalisé la fontaine à partir de 1511.
Origine et histoire de la fontaine d'Amboise
Fontaine d'Amboise, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), est une fontaine du XVIe siècle située place Olympe-de-Gouges. Réalisée en pierre de Volvic et mêlant des éléments gothiques et Renaissance, elle est surmontée au XIXe siècle d'une statue représentant un homme portant une massue et un écu. Commandée par Jacques d’Amboise, évêque de Clermont de 1505 à 1516 et frère du cardinal Georges d'Amboise, elle fut exécutée à partir de 1511 par le sculpteur Chapart. Installée à l'origine sur la place Derrière-Clermont (aujourd'hui place de la Victoire), devant le portail méridional de la cathédrale, elle se trouvait dans le jardin du palais épiscopal aujourd'hui disparu et servait principalement à l'approvisionnement en eau des habitants. La fontaine a été déplacée à plusieurs reprises : en 1808 elle fut transférée place Delille (alors place Champeix) et enrichie d'un bassin inférieur ainsi que de la statue de l'homme sauvage ; en 1854 elle fut déplacée au carrefour du cours Sablon et de l'avenue Carnot ; enfin, en 1962, elle prit sa place actuelle sur la place Olympe-de-Gouges (anciennement place de la Poterne) afin de dégager la circulation. Elle a fait l'objet d'une restauration complète menée jusqu'en mai 2019. Œuvre de transition, son architecture conserve des traits gothiques — notamment des arcs-boutants — tandis que le décor sculpté relève de la Renaissance. La composition repose sur trois niveaux de bassins superposés en pierre de Volvic ; l'eau jaillit en fines filets de nombreuses figures sculptées, visages et gueules de poissons, et s'écoule de bassin en bassin. Le décor Renaissance, de nette influence italienne, présente rinceaux, masques et grotesques. Le bassin inférieur, très sobre, contraste avec le bassin médian octogonal, richement décoré par huit panneaux dont quatre portent au centre un masque d'où sort un filet d'eau, et dont chaque angle est orné d'un candélabre. Au centre s'élève une construction à plusieurs étages dont le premier porte quatre vasques. Au sommet se tient l'homme « sauvage », barbu et moustachu, couvert d'une toison et armé d'une massue, tenant l'écu aux armes de la famille d'Amboise.
Description
Il s'agit d'une fontaine de style transition.
La structure est gothique : élévation fortement marquée, arcs boutants qui soutiennent le pilier central, lui-même surmonté d'une lanterne percée de fenêtres brisées.
Mais le décor lui est inspiré de la Renaissance italienne : candélabres, rinceaux, mascarons, putti... et bien sûr l'Homme Sauvage, portant les armes de la maison d'Amboise, et trônant à son sommet.