Frise chronologique
XVIIe siècle
Création des ornementations en plomb
Création des ornementations en plomb
XVIIe siècle (≈ 1750)
Têtes de lion, coq, figurines (Silène, Bacchus)
1760
Vol de deux figurines en plomb
Vol de deux figurines en plomb
1760 (≈ 1760)
Retrouvées ensuite à Albi
XVIIIe siècle
Construction de la vasque et assemblage
Construction de la vasque et assemblage
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout des éléments en pierre
26 mars 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
26 mars 1942 (≈ 1942)
Protection officielle par arrêté
2007
Vol du coq original
Vol du coq original
2007 (≈ 2007)
Remplacé par une copie en résine
2016
Derniers travaux d’entretien
Derniers travaux d’entretien
2016 (≈ 2016)
Restauration après vandalismes répétés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine de Griffoul : classement par arrêté du 26 mars 1942
Personnages clés
| Marcel Jauze - Restaurateur |
Travaux entre 1960 et 1980 |
| Michel Bertincourt - Restaurateur |
Travaux entre 1960 et 1980 |
Origine et histoire
La fontaine de Griffoul est une vasque ronde du XVIIIe siècle, entourée d’emmarchements et ornée de masques et guirlandes. Son centre est surmonté d’un groupe en plomb datant probablement du XVIIe siècle, composé d’un socle à têtes de lion, d’une urne supportant un coq (emblème de Gaillac), et de quatre figurines, dont deux représentent Silène éduquant Bacchus. Ces éléments suggèrent une réutilisation d’une ornementation plus ancienne, peut-être issue d’une autre fontaine.
Classée monument historique en 1942, la fontaine a subi de nombreux actes de vandalisme. Dès 1760, deux figurines en plomb sont volées puis retrouvées à Albi. En 1768, des excréments sont signalés dans la vasque. En 1914, des soldats français endommagent l’ornementation en plomb lors d’un exercice. Entre 1960 et 1980, des restaurations sont menées par Marcel Jauze et Michel Bertincourt.
Au XXIe siècle, le coq original, volé en 2007 puis retrouvé, est remplacé par une copie en résine pour des raisons de conservation, tandis que l’original est exposé au musée des Beaux-Arts de Gaillac. En 2012, des fac-similés sont à nouveau dérobés, et en 2015, des tuyaux sont brisés. Malgré ces incidents, la fontaine reste un symbole patrimonial de Gaillac, avec des travaux d’entretien réguliers, comme ceux de 2016.
Son histoire reflète à la fois son importance culturelle et sa vulnérabilité, marquée par des épisodes de dégradation mais aussi par des efforts constants de préservation. La coexistence d’éléments des XVIIe et XVIIIe siècles en fait un témoignage unique de l’art et de l’histoire locale.