Construction de la première fontaine 1687 (≈ 1687)
Fontaine originale adossée à l’hôtel de Marc Miron.
1847
Construction de la fontaine actuelle
Construction de la fontaine actuelle 1847 (≈ 1847)
Remplacement dans le cadre du programme municipal.
6 mars 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 6 mars 1925 (≈ 1925)
Inscription au titre des monuments historiques.
2008
Restauration et illumination
Restauration et illumination 2008 (≈ 2008)
Travaux de conservation et mise en lumière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Isidore-Romain Boitel - Sculpteur
Auteur des décors de la fontaine.
Jean-Louis Bouquet - Auteur
Inspiré par la fontaine pour un conte.
Origine et histoire
La fontaine de Joyeuse, aussi appelée fontaine Saint-Louis, est située au 41 rue de Turenne, dans le 3e arrondissement de Paris. Elle remplace une fontaine antérieure, construite en 1687 à l’emplacement d’un hôtel particulier du XVIe siècle (l’hôtel de Marc Miron, aujourd’hui disparu). Cette première fontaine, déjà nommée de Joyeuse, fut démolie en 1847 pour laisser place à l’actuelle, dans le cadre d’un programme municipal visant à doter le Faubourg Saint-Antoine — alors densément peuplé — d’un accès public à l’eau potable, via le canal de l’Ourcq.
La fontaine actuelle, conçue en 1847, se distingue par son style néoclassique : un édicule adossé aux immeubles, large de trois mètres, ouvert d’une arcade ionique abritant une niche en cul-de-four. Les armoiries de la Ville de Paris ornent son entablement. À l’intérieur, une statue en zinc représente un enfant versant de l’eau d’une jarre marquée « OURCQ », surplombant une vasque en coquille et un bassin semi-circulaire. Le décor inclut un bas-relief d’animaux aquatiques (hérons, grenouilles, cygnes) parmi des roseaux, ainsi qu’un mascaron de bronze évacuant l’eau.
La fontaine fut sculptée par Isidore-Romain Boitel (1812–1860), artiste ayant également travaillé sur des fontaines contemporaines comme celle de la Roquette. Classée monument historique en 1925, elle a été restaurée en 2008 et éclairée le soir, bien que son intérieur ne soit plus accessible. Son nom inspire en 1949 un conte fantastique de Jean-Louis Bouquet, La fontaine de Joyeuse, mêlant Révolution française et XXe siècle.
Cette fontaine s’inscrit dans une série d’équipements hydriques parisiens du milieu du XIXe siècle, répondant aux besoins croissants en eau d’une population urbaine en expansion. Son architecture et ses décors reflètent l’esthétique utilitaire et ornée des fontaines publiques de l’époque, alliant fonctionnalité et embellissement du paysage urbain.