Construction de la fontaine 1857-1858 (≈ 1858)
Campagne d'aménagement urbain sous le Second Empire.
13 février 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 février 1995 (≈ 1995)
Inscription par arrêté officiel.
XXe siècle (date indéterminée)
Déplacement de la fontaine
Déplacement de la fontaine XXe siècle (date indéterminée) (≈ 2007)
Après destruction de l'ancienne halle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 février 1995
Personnages clés
Henri Taché - Architecte
Concepteur du projet et d'autres fontaines à Billom.
Pierre Béraud - Sculpteur
Réalisateur des éléments décoratifs de la fontaine.
Origine et histoire
La Fontaine de la Halle, située à Billom dans le Puy-de-Dôme, fut construite entre mars 1857 et septembre 1858 dans le cadre d’une campagne d’embellissement urbain sous le Second Empire. Conçue par l’architecte clermontois Henri Taché et sculptée par Pierre Béraud, elle remplace une fontaine plus ancienne, déplacée vers le quartier du Chaffour. Son style éclectique, rare dans la région, mêle des vasques superposées en pyramide et un décor inspiré de l’Antiquité romaine, reflétant les tendances artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle.
À l’origine installée sur l’ancienne place du Cibony (actuelle place Alfred Thomas), la fontaine fut déplacée au XXe siècle après la destruction de la halle dont elle porte aujourd’hui le nom. Elle incarne les transformations urbaines de Billom, où l’architecte Taché a également travaillé sur d’autres fontaines et l’hôtel de ville. Classée Monument Historique en 1995, elle reste un témoignage des ambitions esthétiques et fonctionnelles des municipalités sous Napoléon III.
La fontaine se distingue par son vocabulaire architectural emprunté à Rome, contrastant avec le style local plus sobre. Sa réalisation s’inscrit dans un projet global de modernisation de la ville, incluant des équipements publics et des espaces communs. Le choix d’un style éclectique, alors peu représenté dans le Puy-de-Dôme, souligne une volonté de prestige et d’ouverture culturelle, caractéristique des élites urbaines de l’époque.