Frise chronologique
1643
Construction de la Petite-Halle
Construction de la Petite-Halle
1643 (≈ 1643)
Marché couvert par l’abbesse de Saint-Antoine-des-Champs.
7 juin 1719
Ordre royal de construction
Ordre royal de construction
7 juin 1719 (≈ 1719)
Louis XV commande cinq fontaines pour le faubourg.
1719
Achèvement de la fontaine
Achèvement de la fontaine
1719 (≈ 1719)
Première pierre posée par Louis XV.
4 juin 1962
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
4 juin 1962 (≈ 1962)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine de Montreuil (ancienne) : inscription par arrêté du 4 juin 1962
Personnages clés
| Louis XV - Roi de France |
Ordonne sa construction et pose la première pierre. |
| Jean Beausire - Architecte |
Conçoit la fontaine en 1719. |
| Abbesse de Saint-Antoine-des-Champs - Religieuse et commanditaire |
Fonde la Petite-Halle en 1643. |
Origine et histoire
La fontaine de la Petite-Halle, aussi appelée fontaine de Montreuil, est une construction emblématique du 11e arrondissement de Paris. Elle doit son nom au marché couvert de viande, la Petite-Halle, érigé en 1643 par l’abbesse de Saint-Antoine-des-Champs, qui détenait alors le monopole de la vente de viande dans ce faubourg. Ce marché, aujourd’hui disparu, a marqué durablement l’identité du quartier, associant la fontaine à son histoire commerciale et religieuse.
Située à la limite sud du 11e arrondissement, sur le terre-plein central de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, la fontaine se trouve à l’intersection des routes historiques menant à Vincennes et Montreuil. À l’époque de sa construction, elle faisait face à l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs, un lieu majeur du faubourg. Aujourd’hui, elle est alignée avec l’entrée de l’hôpital Saint-Antoine et accessible via la station de métro Faidherbe-Chaligny. Son emplacement reflète son rôle central dans la vie quotidienne du quartier, entre circulation, commerce et soins.
Conçue par l’architecte Jean Beausire et commandée par la municipalité, la fontaine a été construite en 1719 sur ordre de Louis XV, qui en posa lui-même la première pierre. Le monument, de plan carré, se distingue par ses pilastres, son fronton triangulaire et ses niches concaves ornées de mascarons métalliques d’où s’écoule l’eau. Bien que prévue avec une décoration rocaille et un dôme, ces éléments n’ont jamais été réalisés, laissant place à un attique sobre. La fontaine a été inscrite aux monuments historiques le 4 juin 1962, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Architecturalement, la fontaine allie pierre de taille et éléments sculpturaux, comme les arcades aveugles à clef saillante et les oculus latéraux. Les mascarons, figures humaines stylisées, rappellent les fontaines baroques de l’époque, tandis que son isolation au milieu de la chaussée en fait un point de repère visuel. Malgré l’absence de sa décoration rocaille initiale, elle conserve une élégance classique, témoin des aménagements urbains sous le règne de Louis XV.
Historiquement, la fontaine s’inscrit dans une série de cinq fontaines ordonnées par Louis XV en 1719 pour améliorer l’approvisionnement en eau du faubourg Saint-Antoine, alors en pleine expansion artisanale et démographique. Ce quartier, connu pour ses ébénistes et artisans, bénéficiait ainsi d’une infrastructure essentielle, reflétant l’attention portée par la monarchie aux besoins des faubourgs parisiens. Son inscription en 1962 a permis de préserver ce patrimoine, aujourd’hui propriété de la ville de Paris.