Frise chronologique
1689
Construction du pont de Bregille
Construction du pont de Bregille
1689 (≈ 1689)
Amélioration de l’adduction d’eau vers Besançon.
1739
Inauguration de la première fontaine
Inauguration de la première fontaine
1739 (≈ 1739)
Œuvre de Charles Joseph Foresse.
1771
Surélévation de l’hôtel de la Vicomté
Surélévation de l’hôtel de la Vicomté
1771 (≈ 1771)
Modification par Claude Joseph Alexandre Bertrand.
début du XVIIIe siècle
Pose d’une conduite en fonte
Pose d’une conduite en fonte
début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Remplacement des troncs de bois.
1900
Construction de la fontaine actuelle
Construction de la fontaine actuelle
1900 (≈ 1900)
Conçue par Saint-Ginest et Pasche.
21 octobre 1937
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 octobre 1937 (≈ 1937)
Protection du patrimoine bisontin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine monumentale : inscription par arrêté du 21 octobre 1937
Personnages clés
| Charles Joseph Foresse - Architecte |
Concepteur de la fontaine originale (1739). |
| Louis Jacques Herpin - Sculpteur |
Auteur des dauphins en bronze fondus. |
| Étienne Bernard Saint-Ginest - Architecte |
Plan de la fontaine actuelle (1900). |
| Albert Pasche - Sculpteur |
Créateur des éléments décoratifs (1900). |
| Claude Joseph Alexandre Bertrand - Architecte |
Surélévation de l’hôtel de la Vicomté (1771). |
Origine et histoire
La fontaine de la place Jean-Cornet, initialement appelée fontaine de l'État-Major, trouve son origine dans l’amélioration du réseau d’adduction d’eau de Besançon. La construction du pont de Bregille en 1689 permit d’acheminer les eaux des sources du vallon de Bregille vers le centre-ville via une conduite en troncs de bois, puis en fonte au début du XVIIIe siècle. Trois nouvelles fontaines furent alors érigées, dont celle de la future place Jean-Cornet, répondant aux besoins croissants en eau potable de la population urbaine.
En 1736, l’hôtel de la Vicomté, construit pour le prince d’Isenghien, fut achevé à proximité de la place. Trois ans plus tard, en 1739, une fontaine-monument conçue par Charles Joseph Foresse y fut inaugurée. Elle était ornée d’un groupe de dauphins en bronze, œuvre de Louis Jacques Herpin, représentant des enfants jouant avec ces animaux. Ces éléments décoratifs, comme ceux d’autres monuments bisontins, furent fondus pendant la Révolution pour fabriquer des pièces de monnaie. La fontaine, laissée à l’abandon et dégradée, fut finalement démolie.
En 1900, une nouvelle fontaine fut édifiée à son emplacement par Étienne Bernard Saint-Ginest, avec des sculptures d’Albert Pasche. Ce monument, combinant fontaine et lavoir, arbore la devise latine Utinam sur son fronton. Initialement équipée d’un urinoir, cette structure fut modifiée avant d’être inscrite à l’inventaire des monuments historiques le 21 octobre 1937. Aujourd’hui, elle masque presque entièrement l’angle de l’hôtel de la Vicomté, surélevé en 1771 par Claude Joseph Alexandre Bertrand.
La fontaine actuelle, propriété de la commune de Besançon, témoigne des évolutions urbaines et des besoins pratiques de la ville, tout en incarnant un patrimoine artistique et historique préservé. Son inscription parmi les monuments historiques souligne son importance dans le paysage architectural de la Bourgogne-Franche-Comté.