Frise chronologique
Antiquité (hypothèse)
Origine possible
Origine possible
Antiquité (hypothèse) (≈ 212)
Premiers aménagements supposés non datés.
Moyen Âge
Aménagement principal
Aménagement principal
Moyen Âge (≈ 1125)
Réaménagement médiéval de la fontaine antique.
2 juin 2003
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
2 juin 2003 (≈ 2003)
Protection officielle du site et de son accès.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La fontaine et son dispositif d'accès, en totalité (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 2 juin 2003
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié. |
Origine et histoire
La fontaine des Anglais, située à Capdenac dans le département du Lot (Occitanie), est un monument troglodytique composé de deux bassins aménagés à flanc de falaise, à plus de 120 mètres au-dessus du Lot. Son accès se fait par un escalier de Cent Marches, creusé dans la roche, depuis la place Saint-Andrieu. Bien que son origine puisse remonter à l’Antiquité, son aménagement actuel date principalement du Moyen Âge, avec des réaménagements ultérieurs.
La fontaine est caractérisée par un couvrement en arc brisé et des fonds de bassins en plomb, suggérant une utilisation durable et une importance stratégique pour l’approvisionnement en eau. Le site, inscrit aux monuments historiques le 2 juin 2003, illustre l’ingéniosité des aménagements hydrauliques médiévaux et leur intégration dans le paysage naturel. Son dispositif de captation et son escalier taillé dans le roc témoignent d’un savoir-faire technique remarquable.
Propriété de la commune de Capdenac, la fontaine est un exemple typique des infrastructures collectives médiévales, essentielles pour la vie quotidienne. Ces fontaines servaient non seulement à l’alimentation en eau potable, mais aussi à des usages communautaires, comme le lavage ou l’abreuvement des animaux. Leur localisation en hauteur, comme ici, pouvait également jouer un rôle défensif ou stratégique dans le contexte des villages perchés du Moyen Âge.
Les sources historiques mentionnent une possible origine antique, réaménagée aux époques médiévale et moderne. Cependant, les preuves archéologiques ou documentaires précises manquent pour dater avec exactitude les premières installations. L’inscription au titre des monuments historiques en 2003 a permis de protéger ce patrimoine unique, tout en soulignant son intérêt architectural et historique pour la région Occitanie.