Victoire de Clostercamp 1760 (≈ 1760)
Le marquis de Castries remporte la bataille de Clostercamp.
1770
Commande de la fontaine
Commande de la fontaine 1770 (≈ 1770)
Le Conseil de Ville commande la fontaine.
1773
Dessin de la fontaine
Dessin de la fontaine 1773 (≈ 1773)
L'architecte Jacques Donnat dessine la fontaine.
21 mai 1776
Inauguration de la fontaine
Inauguration de la fontaine 21 mai 1776 (≈ 1776)
La fontaine est inaugurée sur la place des États de Languedoc.
1863
Transfert de la fontaine
Transfert de la fontaine 1863 (≈ 1863)
La fontaine est déplacée vers la place de la Canourgue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La fontaine (cad. L 215) : inscription par arrêté du 5 août 1963
Personnages clés
Marquis de Castries
Vainqueur de la bataille de Clostercamp, en l'honneur de qui la fontaine a été élevée.
Jacques Donnat
Architecte de la ville ayant dessiné la fontaine.
Étienne Dantoine
Sculpteur ayant réalisé les sculptures de la fontaine.
Origine et histoire de la fontaine des Licornes
La Fontaine des Licornes a été élevée en l'honneur du marquis de Castries, vainqueur de Clostercamp où il défit le prince de Brunswick en 1760. Le monument fut dessiné par l'architecte de la ville Jacques Donnat en 1773 et la sculpture fut confiée à Étienne Dantoine (également orthographié d'Antoine), sculpteur de Carpentras. Commandée en 1770 par le Conseil de Ville, la fontaine faisait partie d'un ensemble de trois ouvrages installés en 1776 sur l'ancienne place de l'Hôtel de ville, dite place des États de Languedoc et actuelle place Jean Jaurès, dans un cadre architectural créé par Donnat. Elle fut inaugurée le 21 mai 1776. La fontaine fut ensuite transportée à la place de la Canourgue, siège de l'hôtel de ville actuel ; la date du transfert est indiquée comme 1863, parfois comme 1865 selon les versions. Le socle rectangulaire présente ses plus grandes dimensions face au nord et au sud. Ces grandes faces portent deux masques en bas-relief représentant des têtes humaines chevelues et barbues, la bouche ouverte pour l'écoulement des eaux. Au‑dessus est appliqué un grand bas‑relief figurant l'épisode de Clostercamp, et une plaque de marbre entre les deux porte l'inscription « bataille de Clostercamp ». Le groupe de marbre est formé de deux licornes : l'une couvre de ses quatre membres toute l'étendue du socle, pattes de devant écartées et tête basse ; l'autre se dresse, appuyant ses pattes avant sur la première, le cou levé. Un enfant joufflu, portant une vasque en coquille plate, s'appuie dessus de la jambe droite tandis que la jambe gauche s'élance vers la première monture. À la base, le soubassement est épaulé par de fortes consoles en ailerons. La vasque, rectangulaire, ne s'étend qu'au‑devant de la grande face méridionale.