Origine du point d'eau XIIe siècle (≈ 1250)
Abreuvement des troupeaux hors remparts.
1691
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine 1691 (≈ 1691)
Attribuée à Laurent Vallon, neuf canons.
15 janvier 1929
Classement monument historique
Classement monument historique 15 janvier 1929 (≈ 1929)
Inscription par arrêté ministériel.
1944
Modification de la structure
Modification de la structure 1944 (≈ 1944)
Suppression de deux lobes (anecdote contestée).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine des Neuf Canons : inscription par arrêté du 15 janvier 1929
Personnages clés
Laurent Vallon - Architecte attribué
Concepteur présumé de la fontaine.
Origine et histoire de la fontaine des Neuf-Canons
La fontaine des Neuf-Canons, située à mi-hauteur du cours Mirabeau à Aix-en-Provence, date de 1691 et est attribuée à l'architecte Laurent Vallon. Elle se distingue par ses neuf « canons » — des conduits projetant l’eau — répartis entre un jet central et deux vasques superposées. Ces dispositifs, en forme de queue de carpe, permettaient un débit suffisant pour désaltérer les troupeaux de moutons en transhumance entre la Crau et les Alpes, une pratique attestée dès le XIIe siècle à cet emplacement.
À l’origine, la fontaine était installée hors des remparts médiévaux d’Aix, dans une zone où une servitude autorisait l’abreuvement des animaux. Au XVIIe siècle, sa margelle basse et son large périmètre furent conçus pour faciliter cet usage. Au XXe siècle, son encombrement devint un obstacle à la circulation automobile : en 1944, un char américain aurait endommagé l’un de ses quatre lobes (bien que cette anecdote soit contestée par La Provence), entraînant la suppression de deux lobes opposés pour fluidifier le trafic.
Classée monument historique en 1929, la fontaine illustre l’histoire hydrique d’Aix-en-Provence et son adaptation aux besoins urbains. Son nom provient de la terminologie technique en fontainerie, où un « canon » désigne le conduit projetant l’eau. Malgré les modifications subies, elle reste un témoignage des traditions pastorales et de l’évolution urbaine de la ville, entre patrimoine et modernité.
Les sources mentionnent également une attribution possible à Laurent Vallon, bien que les détails sur sa conception exacte restent partiels. La fontaine est aujourd’hui propriété de la commune et protégée au titre des monuments historiques, tout en restant accessible au public sur le cours Mirabeau, un axe majeur du centre-ville.