Frise chronologique
1846
Installation initiale
Installation initiale
1846 (≈ 1846)
Fontaine érigée rue du Faubourg-Saint-Martin.
1876
Démontage
Démontage
1876 (≈ 1876)
Retirée lors du réaménagement urbain.
années 1970
Réinstallation
Réinstallation
années 1970 (≈ 1970)
Déplacée dans le jardin Villemin.
15 avril 1970
Classement MH
Classement MH
15 avril 1970 (≈ 1970)
Inscrite monument historique.
1977
Ouverture du jardin
Ouverture du jardin
1977 (≈ 1977)
Espace devenu public.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La fontaine : inscription par arrêté du 15 avril 1970
Personnages clés
| Marie Auguste Martin (ou André Martin) - Sculpteur |
Auteur des bas-reliefs et tritons. |
| Rambuteau - Préfet de Paris |
Sous son mandat, installation en 1848. |
| Association fraternelle des ouvriers du bronze - Fondeur (source alternative) |
Aura coulé la fontaine. |
Origine et histoire
La fontaine du jardin Villemin est une fontaine publique en fonte de fer, réalisée dans un style néo-baroque. Originellement installée rue du Faubourg-Saint-Martin en 1846, elle fut commandée grâce à une souscription des habitants souhaitant des points d’eau. Ce modèle, précurseur des fontaines Wallace, se distingue par ses deux tritons soutenant une vasque ornée d’un enfant et de dauphins, reposant sur un socle aux armes de Paris.
Sculptée par Marie Auguste Martin (ou André Martin selon les sources) et fondue aux fonderies du Val d’Osne, cette fontaine fut démontée en 1876 lors du réaménagement de la rue. Elle fut réinstallée dans les années 1970 dans le jardin de l’ancien hôpital militaire Villemin, lui-même établi dans les bâtiments d’un couvent des Récollets. Ce jardin devint un espace public en 1977, et la fontaine, propriété de la Ville de Paris, fut inscrite aux monuments historiques en 1970.
Ce modèle fut produit en série, avec des exemplaires similaires conservés à Orléans, Rio de Janeiro et Porto. La fontaine du jardin Villemin est le seul vestige des quinze fontaines initialement érigées dans le faubourg Saint-Martin sous le préfectorat de Rambuteau. Son iconographie, mêlant mascarons chimériques et motifs marins, reflète l’esthétique éclectique du XIXe siècle.
Les mascarons, représentant des créatures hybrides entre félins et végétaux, distribuent l’eau via un bouton d’appel. Une tortue gravée porte les signatures du sculpteur et de la fonderie. Ce détail, associé à la structure en îlot isolé, en fait un témoignage rare des premières fontaines en fonte à Paris, marquant une transition vers les équipements urbains modernes.