Fontaine du Pied-Boulet d'Angers en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Fontaine

Fontaine du Pied-Boulet d'Angers

  • Rue de la Baudrière
  • 49000 Angers
Fontaine du Pied-Boulet dAngers
Fontaine du Pied-Boulet dAngers
Fontaine du Pied-Boulet dAngers
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1227
Première mention du puits
1416
Construction initiale
1620-1622
Reconstruction complète
1630
Ajout d'un dôme
Seconde moitié du XVIe siècle
Construction initiale
1894
Restauration majeure
1926
Protection monument historique
1965
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Deuxième quart du XXe siècle
Destruction de la maison

Patrimoine classé

Fontaine du Pied-Boulet, au carrefour (cad. J 35 à 38, 390) : classement par arrêté du 16 février 1965

Personnages clés

Louis II, duc d'Anjou A ordonné la construction initiale de la fontaine en 1416.
François Lanier Maire d'Angers ayant ordonné la reconstruction de la fontaine entre 1620 et 1622.
Jean Guignard Maire d'Angers sous lequel une restauration complète a été réalisée en 1894.
Jean-Baptiste Leclerc Maître fontainier ayant réalisé des travaux d'adduction en 1677.

Origine et histoire de la fontaine du Pied-Boulet

La Fontaine du Pied-Boulet est située à Angers (Maine-et-Loire). Un puits nommé Pié de Boulet est mentionné en 1227. En 1416, Louis II, duc d'Anjou, fit abattre une maison du chapitre Saint-Maurice qui renfermait ce puits afin d'y édifier une fontaine. La Ville la fit rénover en 1476 et elle fit l'objet de réparations constantes par la suite. En 1536, Jean Delespine, architecte de la ville, entreprit une restauration complète. En 1540, la fontaine fut couronnée d'une statue en cuivre à l'antique représentant Neptune, vendue en 1564. Déclarée en ruine, elle fut entièrement reconstruite entre 1620 et 1622 sur ordre du maire François Lanier par l'architecte Gilles Constantin et le maître fontainier Benjamin Bourdais; les travaux furent exécutés par le maçon René Chantepie. Une plaque de bronze sur le rebord de la cuve porte la date de 1622. Deux tables portant des inscriptions latines sur le piédestal pourraient remonter à cette époque ou à une intervention ultérieure; un historiographe d'Angers les retranscrit en 1778. En 1630, on ajouta un dôme en pierre à l'impériale pour mettre fin aux jets d'immondices, donnant à la fontaine l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui. En 1677, Jean-Baptiste Leclerc, maître fontainier et ingénieur du roi, procéda à des travaux d'adduction pour rechercher de nouvelles sources d'alimentation. Des interventions similaires eurent lieu en 1732, sur ordre du maire François Boucault, comme l'indique une table du piédestal, puis en 1769. En 1784, une machine hydraulique fut installée pour le service de la fontaine; le mécanicien Letourneau est cité et le nom du maire Anselme René Bucher de Chauvigné apparaît également dans les sources. Après de nombreux travaux d'entretien dans la première moitié du XIXe siècle, une restauration complète fut réalisée en 1894 sous le mandat du maire Jean Guignard; la quatrième table du piédestal porte la date 1723, parfois interprétée comme une mauvaise retranscription de la restauration de 1732. Un programme urbanistique ambitieux de 1905, non réalisé, prévoyait le déplacement de la fontaine au bas d'un escalier monumental à la montée Saint-Maurice. La fontaine semblait encore fonctionner dans les années 1950-1960. Après une période d'abandon, elle fut remise en eau vers 1977-1980 et restaurée en 1989 : le piédestal avec ses quatre tables et l'obélisque furent refaits, et une boule et une croix furent rétablies au couronnement de l'obélisque, conformément aux plus anciens dessins. Ces dessins montraient également différents blasons sur l'obélisque, aujourd'hui disparus à une date indéterminée. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1965.

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