Construction de la fontaine 1713 (≈ 1713)
Édification de la fontaine du Refuge.
1719
Date inscrite sur le fronton
Date inscrite sur le fronton 1719 (≈ 1719)
Année gravée sur le fronton de la fontaine.
1865
Percement de la rue
Percement de la rue 1865 (≈ 1865)
La rue Jean-de-Berry est percée à l'emplacement de la Maison du Refuge.
1927
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1927 (≈ 1927)
La fontaine du Refuge est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine du Refuge : inscription par arrêté du 9 février 1927
Origine et histoire de la fontaine du Refuge
La fontaine du Refuge se situe rue Jean-de-Berry, dans le centre-ville de Riom (Puy-de-Dôme). De style classique de l'époque de Louis XIV, elle est adossée à la façade d'une maison. L'ouvrage présente deux pilastres doriques qui supportent un fronton triangulaire ; au centre, une niche surmontée d'une coquille abrite une tête d'ange dont le jet d'eau tombe dans une vasque portée par une colonnette reposant au sol. L'entablement, placé sous le fronton, porte deux vers latins gravés : « La nourriture à ceux qui ont faim, la santé à ceux qui sont malades, l'eau à ceux qui ont soif, tels sont les vrais biens qu'offre la maison du Christ. » L'année 1719 est lisible dans le fronton ; la construction de la fontaine est datée de 1713. Elle serait le seul vestige de l'ancien Refuge, établissement destiné aux « filles de débauche » confiées à la tutelle de maîtresses (sœurs) pour tenter de les remettre dans le droit chemin. Certaines y étaient placées sur décision de justice, accusées de prostitution, d'autres y étaient envoyées comme pénitentes volontaires par leurs parents ; elles séjournai(en)t d'abord quelques jours à l'isolement, puis étaient rasées avant de prendre le voile. La rue Jean-de-Berry a été percée en 1865 à l'emplacement de la Maison du Refuge. La fontaine du Refuge a été inscrite au titre des monuments historiques en 1927. Elle est documentée par des travaux et des articles locaux, notamment le Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne (1885), l'étude de François Werner et un article de La Montagne (2018).