Frise chronologique
mars 1893
Commande du monument
Commande du monument
mars 1893 (≈ 1893)
Legs de Mme Duvignau pour deux jets d’eau.
mars 1896
Achèvement de la fontaine
Achèvement de la fontaine
mars 1896 (≈ 1896)
Fin des travaux sous le maire F. Adam.
1900
Médaille d’or à l’Exposition universelle
Médaille d’or à l’Exposition universelle
1900 (≈ 1900)
Récompense pour l’étude des *« Torrents »*.
14 septembre 2023
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
14 septembre 2023 (≈ 2023)
Protection officielle de la fontaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La fontaine Duvignau-Bousigues, en totalité, située place Marcadieu, non cadastrée, telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 14 septembre 2023
Personnages clés
| Mme Duvignau - Mécène |
Héritière à l’origine du legs. |
| Louis Caddau - Architecte |
Concepteur du monument. |
| Edmond Desca - Sculpteur |
Auteur des enrochements et bassins. |
| Jean Escoula - Sculpteur |
Créateur de l’*Aurore* et de Bagnères. |
| Louis Mathet - Sculpteur |
Auteur des statues d’*Aure*, *Argelès* et *Tarbes*. |
| F. Adam - Maire de Tarbes |
En fonction lors de l’achèvement. |
Origine et histoire
La fontaine des Quatre-Vallées, aussi appelée fontaine Duvignau, est une œuvre commandée en mars 1893 grâce au legs de Mme Duvignau (héritière de son frère Bouzigues, ancien maire de Tarbes). Ce legs exigeait la création de deux jets d’eau sur la place Marcadieu. Le monument, conçu par l’architecte Louis Caddau, fut achevé en mars 1896 sous le mandat du maire F. Adam. Il associe les talents de trois sculpteurs : Edmond Desca (composition des enrochements et bassins), Jean Escoula (statues de l’Aurore et de la vallée de Bagnères), et Louis Mathet (statues de l’Aure, d’Argelès et de Tarbes).
La structure pyramidale de 14 mètres, en pierre calcaire et marbre gris, représente une allégorie des sources pyrénéennes. Au sommet, l’Aurore (bronze de Jean Escoula) jette des fleurs, entourée d’un isard bondissant. En dessous, des figures humaines nues symbolisent les torrents (Adour, Arros, Neste, Bastan, Gave, Échez), sculptées par Desca. Deux bassins circulaires en marbre, reliés par une pile rocheuse, recueillent l’eau déversée par des jarres. Les faces de la pile portent trois animaux en bronze (aigle, ours, loup), emblèmes des montagnes.
Les quatre points cardinaux de la fontaine abritent des groupes sculptés évoquant : la plaine de Tarbes (cheval et canon), la vallée de Bagnères (lyre des poètes), la vallée d’Aure (mouton et bœuf), et la vallée d’Argelès (bouquetin). Une étude en plâtre des « Torrents », exposée au musée Salies, obtint une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1900. La fontaine fut inscrite aux Monuments historiques par arrêté du 14 septembre 2023, après plus d’un siècle d’existence comme symbole des vallées bigourdanes.
La fontaine s’inscrit dans un projet urbain plus large : la place Marcadieu accueille aussi la fontaine « les Sources de l’Amour », commanditée à la même époque. L’ensemble reflète l’ambition artistique et patrimoniale de Tarbes à la fin du XIXe siècle, mêlant hommage aux paysages locaux et prestige municipal. Aujourd’hui, la fontaine Duvignau-Bousigues reste un repère culturel majeur de la ville, témoignant du savoir-faire des sculpteurs pyrénéens et de l’histoire hydraulique de la région.