Arrivée du chemin de fer 1840 (≈ 1840)
Impulse la création d'un monument
1844
Concours lancé
Concours lancé 1844 (≈ 1844)
Remporté par Charles Questel
1er juin 1851
Inauguration
Inauguration 1er juin 1851 (≈ 1851)
Fontaine dévoilée sur l'esplanade
16 novembre 1988
Classement MH
Classement MH 16 novembre 1988 (≈ 1988)
Inscrite aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine de l'Esplanade, dite fontaine Pradier (cad. non cadastré ; domaine public) : inscription par arrêté du 16 novembre 1988
Personnages clés
James Pradier - Sculpteur
Auteur des statues en marbre
Charles Questel - Architecte
Concepteur du dessin primé
Origine et histoire de la fontaine Pradier
La fontaine Pradier est une œuvre monumentale en marbre blanc inaugurée le 1er juin 1851 sur l'esplanade de Nîmes. Conçue par l'architecte Charles Questel et le sculpteur James Pradier, elle symbolise la ville à travers une allégorie féminine couronnée des arènes et de la Maison Carrée, entourée de quatre figures représentant les cours d'eau locaux : Nemausa (Fontaine de Nîmes), Vardo (Gardon), Ura (Fontaine d'Eure) et Rhodano (Rhône).
Commandée en 1844 dans le cadre d'un concours, cette fontaine marque l'entrée triomphale de la ville, liée à l'arrivée du chemin de fer en 1840. Elle incarne une volonté municipale de modernité et de prestige, associant art néo-classique et références antiques. La fontaine est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 16 novembre 1988, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Les cinq statues en marbre, réalisées par Pradier, illustrent les sources d'approvisionnement en eau de Nîmes, mêlant héritage romain et identité locale. L'œuvre s'intègre dans un ensemble urbain incluant le palais de justice néo-classique, soulignant son rôle à la fois esthétique et symbolique pour la cité.
Aujourd'hui située place de la Libération (anciennement esplanade Charles-de-Gaulle), la fontaine reste un emblème de Nîmes, témoignant de son histoire hydrique et de son rayonnement culturel au XIXe siècle. Son iconographie et ses matériaux reflètent les ambitions artistiques et techniques de l'époque.