Premières mentions des fontaines XVe siècle (≈ 1550)
Archives consulaires évoquant leur usage.
3 mars 1596
Règlement sur l'eau
Règlement sur l'eau 3 mars 1596 (≈ 1596)
Interdiction de laver dans les fontaines.
XVIIe siècle
Construction de quatre fontaines
Construction de quatre fontaines XVIIe siècle (≈ 1750)
Suite à une source près de Saint-Roch.
1928
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1928 (≈ 1928)
Protection officielle de la fontaine Reboul.
1936
Ajout de « les-Fontaines »
Ajout de « les-Fontaines » 1936 (≈ 1936)
Modification du nom de la ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine du Portail-Neuf : inscription par arrêté du 29 septembre 1928
Personnages clés
Pierre Gabert - Auteur et historien local
A étudié les fontaines de Pernes.
Origine et histoire de la fontaine Reboul
La fontaine Reboul, située à Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse, est un témoignage architectural du XVIIIe siècle. Ce monument s’inscrit dans une tradition locale ancienne, la ville comptant une quarantaine de fontaines, bien qu’elle ne soit pas une station thermale classique. Son inscription comme Monument Historique en 1928 souligne son importance patrimoniale, liée à l’histoire hydraulique et urbaine de Pernes.
Les premières mentions des fontaines à Pernes remontent au XVe siècle, avec des archives attestant de leur usage régulé, comme l’interdiction de laver dans les bassins pour préserver la propreté de l’eau destinée au bétail (décision consulaire de 1596). Au XVIIe siècle, la découverte d’une source près de la chapelle Saint-Roch impulsa la construction de quatre nouvelles fontaines, reflétant l’engouement croissant pour ces ouvrages. Cet élan se poursuivit jusqu’au XXe siècle, où la ville officialisa son surnom « les-Fontaines » en 1936, marquant l’ancrage identitaire de ces monuments.
La fontaine Reboul, protégée depuis 1928, illustre cette dynamique historique. Propriété communale, elle se situe place Reboul, au cœur d’un réseau hydraulique qui structura la vie quotidienne et sociale de Pernes. Son architecture et son emplacement témoignent des priorités urbaines d’alors : approvisionnement en eau, embellissement, et gestion collective des ressources.
Les fontaines de Pernes, étudiées notamment par Pierre Gabert dans un ouvrage dédié (1984), symbolisent aussi les évolutions techniques et culturelles de la région. Leur préservation, comme celle de la fontaine Reboul, permet de retracer l’histoire d’une communauté où l’eau fut à la fois une ressource vitale et un élément fédérateur du paysage urbain.