Construction romaine 150 (≈ 150)
Construction initiale de la fontaine par les Romains.
350
Ajout des dalles
Ajout des dalles 350 (≈ 350)
Dalles du lavoir datent de cette période.
640
Christianisation de la fontaine
Christianisation de la fontaine 640 (≈ 640)
La fontaine est christianisée et associée à Saint-Éloi.
XVIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure XVIe siècle (≈ 1650)
La fontaine a été remaniée à cette période.
4 octobre 1932
Inscription monument historique
Inscription monument historique 4 octobre 1932 (≈ 1932)
La fontaine est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine Saint-Eloi : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
Saint-Éloi
Saint associé à la fontaine, devenu évêque de Noyon en 640.
Bernard Coussée
Historien ayant étudié l'alignement de la fontaine avec d'autres pierres.
Origine et histoire de la fontaine Saint-Éloi
La fontaine Saint-Éloi est située au 2, place de l'Église à Floursies (Nord) et a été inscrite au titre des monuments historiques le 4 octobre 1932. Selon Bernard Coussée, elle serait alignée avec la « pierre de Dessus-Bise » de Sars-Poteries, les « pierres Martines » de Solre-le-Château et la « Pierre qui tourne » de Sautin. Construite par les Romains vers l'an 150, elle alimentait un aqueduc long de 29 km qui conduisait l'eau de Floursies à Bavay en passant par Dourlers. Les dalles du lavoir datent de l'an 350. La fontaine, d'abord liée à un culte païen, a été christianisée dès le haut Moyen Âge et remaniée au XVIe siècle. Il subsiste peu de vestiges de l'aqueduc, ses pierres ayant été réutilisées pour la construction de bâtiments, notamment l'église Saint-Rémi de Floursies, voisine de la fontaine. L'aqueduc était alimenté par plusieurs sources, la principale venant du lieu-dit Fosse-amère, situé dans une zone humide du bois de la Haye d'Avesnes (bois de la Garde), à 1,3 km au nord-est de Floursies. À 200 mètres de Fosse-amère, à la lisière du bois, un collecteur dirigeait l'eau via un conduit de drainage souterrain de 900 m. L'ouvrage recevait également des apports en aval, notamment de la source de la rivière Tarsy. Le captage a desséché le terrain marécageux de Fosse-amère et provoqué la disparition de la flore palustre qui y vivait. Le niveau des eaux est approximativement à la cote 185 et le débit de la source est encore d'environ 100 mètres cubes à l'heure. Le principal ouvrage d'art de l'aqueduc était vraisemblablement un pont-siphon permettant de franchir la vallée de la Sambre. La fontaine elle-même se compose d'un bassin circulaire de 2,90 m de diamètre et d'un mètre de profondeur, entouré d'un pavement de dalles de pierre bleue. L'ensemble est ceinturé par un muret de 90 cm de hauteur, surmonté au sud-ouest d'une statue de saint Éloi de Noyon placée au-dessus d'une rigole servant de déversoir. La ceinture porte l'inscription « saint eloy DCXXXX » (soit 640), en référence à la date à laquelle Saint-Éloi a accédé à l'épiscopat de Noyon. La ceinture est ouverte au nord-est par deux marches permettant de descendre dans le bassin ; après le déversoir se trouve un lavoir rectangulaire.