Frise chronologique
1624
Date gravée et seigneurie
Date gravée et seigneurie
1624 (≈ 1624)
Seigneurie de Robert de la Joyeuse, date sur l’édicule.
XIIIe–XVIIe siècles
Périodes de construction
Périodes de construction
XIIIe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Origines médiévales à modernes selon Monumentum.
27 septembre 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
27 septembre 1948 (≈ 1948)
Inscription conjointe avec l’église et le cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Robert de la Joyeuse - Seigneur de Saint-Lambert |
Propriétaire de la seigneurie en 1624. |
Origine et histoire
La fontaine Saint-Pierre est un monument historique situé dans le bourg de Chuffilly, sur la commune de Chuffilly-Roche, dans le département des Ardennes (Grand Est). Elle se distingue par son édicule hexagonal central, surmonté d’une statue de saint Pierre, et entouré d’une pièce d’eau. Une inscription datée de 1624 y est visible, suggérant une origine ou une rénovation à cette période. L’eau de cette source était traditionnellement associée à des propriétés thérapeutiques, notamment contre les fièvres, reflétant les croyances locales de l’époque moderne.
En 1624, la seigneurie de Chuffilly appartenait à Robert de la Joyeuse, seigneur de Saint-Lambert et lieutenant du Roi au gouvernement de Champagne. Cette date coïncide avec celle gravée sur la fontaine, bien que les périodes de construction mentionnées (XIIIe au XVIIe siècle) suggèrent une histoire plus ancienne, peut-être liée à des aménagements successifs. La fontaine, l’église et le cimetière voisins ont été conjointement inscrits à l’inventaire des monuments historiques par arrêté du 27 septembre 1948, soulignant leur valeur patrimoniale collective.
La fontaine est située à proximité immédiate de l’église de Chuffilly, au 5 Impasse de l’Église, ce qui indique son intégration dans un ensemble religieux et communautaire. Son architecture, combinant un bassin et un édicule décoratif, était typique des fontaines votives ou curatives de l’Ancien Régime, souvent associées à des cultes locaux ou à des pèlerinages. Aujourd’hui, elle reste propriété de la commune et témoigne de l’histoire religieuse et sociale des Ardennes.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son inscription au titre des monuments historiques et précisent que sa localisation est jugée « a priori satisfaisante » (niveau 6/10). Aucune information n’est fournie sur son accessibilité actuelle ou son usage contemporain, mais son statut protégé garantit sa préservation. La fontaine illustre ainsi le patrimoine hydraulique et religieux de la région Grand Est, marqué par des traditions médiévales et modernes.