Épidémies de choléra 1849 et 1854 (≈ 1854)
Déclencheurs du projet d'assainissement à Gray
1856
Marché passé avec Grandgirard
Marché passé avec Grandgirard 1856 (≈ 1856)
Commande de la statue de saint Pierre Fourier
1855-1860
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine 1855-1860 (≈ 1858)
Réalisée par Colard et Grandgirard
27 mars 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 mars 2000 (≈ 2000)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 27 mars 2000
Personnages clés
Christophe Colard - Architecte
Concepteur du plan général de la fontaine
Constant Grandgirard - Sculpteur graylois
Auteur de la statue et des décors
Saint Pierre Fourier - Figure religieuse locale
Représenté par la statue bénissante
Origine et histoire de la fontaine Saint-Pierre-Fourier
La fontaine Saint-Pierre-Fourier de Gray fut construite entre 1855 et 1860 dans le cadre d’un projet d’assainissement du réseau d’eau potable, initié après les épidémies de choléra de 1849 et 1854. Conçue par l’architecte Christophe Colard, elle répondait à un besoin urgent d’hygiène publique et de modernisation des infrastructures urbaines. Son emplacement stratégique, à l’angle de la Grande-Rue et de la rue du Marché, en fit un point central pour les habitants de Gray, tout en marquant une rupture avec les crises sanitaires passées.
La fontaine se distingue par son architecture à deux étages de bassins ornés de motifs rocaille, surmontés d’une statue en ronde-bosse représentant saint Pierre Fourier bénissant. Cette œuvre, réalisée par le sculpteur graylois Constant Grandgirard en 1856, porte la signature de l’artiste sur son socle. Le choix de saint Pierre Fourier, figure locale vénérée, renforce le lien entre le monument et l’histoire religieuse de la ville. La fontaine, propriété communale, fut classée Monument Historique par arrêté du 27 mars 2000, soulignant sa valeur patrimoniale et artistique.
Le projet s’inscrit dans un contexte plus large de transformation urbaine au XIXe siècle, où l’accès à l’eau potable devenait une priorité pour limiter les risques épidémiques. Les épidémies de choléra, qui avaient frappé Gray en 1849 et 1854, accélérèrent les décisions municipales en faveur d’infrastructures sanitaires. La fontaine incarne ainsi à la fois une réponse technique aux crises et un symbole de résilience, mêlant utilité publique et hommage religieux. Son style éclectique, alliant rocaille et sculpture réaliste, reflète les tendances artistiques de l’époque, tout en ancrant le monument dans le paysage quotidien des Graylois.